Contre Ferhat Mehenni, le pouvoir algérien s’offre des KDS* en rempart (Opinion)

OPINION (SIWEL) — Comme de coutume, à chaque fois que Ferhat Mehenni, président du MAK et de l’Anavad, émet le moindre commentaire, les passions se déchaînent et les langues se délient comme par enchantement pour le dénigrer et le descende en flammes. Fidèle à ses pratiques mafieuses, le pouvoir algérien, qui n’arrive même plus à exporter ses pommes de terre, lâche se sert des intellectuels qu’il tient en laisse pour contrer le président du MAK et de l’Anavad qui ne se soucie pourtant que de la sécurité et l’épanouissement de la population kabyle blasée par la marginalisation, le déni, le chômage, l’insécurité et tous les fléaux cultivés à desseins pour l’affaiblir et la neutraliser.

A l’adresse des concitoyens kabyles qui ont émis des réserves sur la dernière décision de mettre sur pied un « corps de contrainte », le président de l’Anavad a clairement explicité la démarche et sa faisabilité, en précisant notamment qu’il ne s’agit en aucun cas de créer une tension dans la région, encore moins d’un appel à prendre les armes, tel qu’interprété par certaines mauvaises langues.

Quant aux attaques démesurées et inconsidérées contre la personne de Ferhat Mehenni, émanant de certains « plumitifs » de la presse algérienne, spécialement d’un journal qui se targue d’être le pionnier de la presse indépendante, le MAK et la Kabylie rejettent en bloc leurs allégations et leurs diatribes qui relèvent pour le moins de la malhonnêteté intellectuelle.

Le pseudo-journaliste « H. O. », un KDS* connu et reconnu pour ses écrits qui frisent le ridicule, sous la dictée de ses parrains des sulfureux services algériens, s’enfonce davantage en s’attaquant à sa Kabylie natale et ses vaillants défenseurs, vendant ainsi son âme au diable pour satisfaire les basses besognes de ses maîtres protecteurs.

A lui s’ajoutent certains « dépetits » qui profitent des largesses du régime dans un Parlement médiocre, illégitimement élu, qui osent critiquer la démarche de Ferhat Mehenni, alors qu’eux-mêmes sont rejetés par la population kabyle qui les abhorre. A défaut de s’élever contre la gravité de la situation de corruption qui gangrène l’Algérie, au lieu de s’élever contre l’usurpation de la fonction présidentielle par le frère du président frappé d’incapacité intellectuelle à gouverner, fait autrement plus dangereux, ils se rabattent sur cette basse besogne de se dresser contre leurs frères qui n’aspirent qu’à la liberté et l’épanouissement d’une population digne et combattante.

Ces plumitifs et ces « parlementeurs » n’osent même pas lever le petit doigt pour dénoncer, un tant soit peu, la réhabilitation préméditée de sanguinaires terroristes islamistes, autorisée par ce même pouvoir maffieux qui les exploitent, à renouer avec leurs prêches incendiaires dans les mosquées d’Alger. Se sont-ils soulevés contre les attaques de la sulfureuse Naima Salhi contre la Kabylie ? Ont-ils effleuré la scabreuse affaire des 7 tonnes de cocaïne saisies à Oran, qui éclaboussent de gros bonnets du pouvoir maffieux ?

Les a-t-on entendus défendre le journaliste citoyen, Merzoug Touati condamné à 10 ans de prison comme un vulgaire assassin, alors qu’il n’avait publié qu’un entretien avec une personnalité israélienne ? Non, ils préfèrent déverser leur fiel sur Ferhat Mehenni et les Kabyles, pour plaire à leurs maîtres et sauvegarder leurs privilèges « alimentaires » comme des affamés tenus en laisse.

L’Histoire retiendra que ces larbins de KDS* du pouvoir seront un jour, très bientôt, car l’indépendance de la Kabylie approche résolument, confrontés à leur lâcheté face à une population kabyle qui n’est pas prête d’oublier leur félonie.

Cette fausse polémique au sujet de l’installation d’un corps de contrainte qui veillera sur l’intégrité et la paisibilité de la vaillante population kabyle n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Les Kabyles, conscients de leurs intérêts et jaloux de leur indépendance, n’y prêtent aucun crédit et s’unissent plus que jamais autour du président du MAK.

Quelles que soient les stratagèmes du pouvoir algérien et ses tactiques de diversion, les Kabyles sont assez matures pour les déjouer comme ils l’ont toujours fait, ajoutant une pierre supplémentaire à l’édifice de la souveraineté de la Kabylie, seul salut pour se défaire définitivement du colon qui l’a asservie pendant de très longues décennies.

Mokrane Aweɣlis

(*) Kabyle de service, KDS, acronyme par lequel les Kabyles désignent les relais locaux et autres collabos zélés soumis au pouvoir colonial algérien

SIWEL 132000 JUN 18

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