BRUXELLES (SIWEL) — la violence de la répression contre les manifestants libyens risque d’atteindre la Wallonie et relancer les polémiques autour de la livraison d’armes à la Libye.

 

Libye : la société belge FN Herstal, leader mondial de l'armement, risque d'être impliquée malgré elle
Juin 2009, le gouvernement wallon, avait octroyé une licence d’exportation à l’entreprise pour la livraison d’une première commande au président Kadhafi. Le contrat, évalué à environ 11,5 millions d’euros, visait plusieurs lots de matériel à destination de l’armée libyenne. Il intégrait également la fourniture d’armes antiémeute à létalité réduite destinées à la police.

Les événements actuels et leurs développements semblent donner raison aux opposants de livraison d’armes au régime de Kadhafi. Le ministre-président de la Région wallonne Rudy Demotte a formulé une demande expresse à l’ambassadeur de Belgique à Tripoli pour que soient transmis les « éléments d’information » permettant de « mesurer le risque d’utilisation » des armes wallonnes.

S’il s’avère que le « certificat d’usage final » n’a pas été respecté, la dénonciation de la situation auprès des instances de l’Europe serait immédiate. Cela aurait pour conséquence la mise de la Libye au ban de la communauté internationale, a-t-on souligné au cabinet du ministre-président Rudy Demotte.

btj
SIWEL 211418 FEV 11

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