Chronique

Kabylie : Monts et mer veillent… Chronique par Ukkim

CHRONIQUE (SIWEL) — La charte des Nations unies est catégorique. Dans ses textes formels, il est précisé de la manière la plus inébranlable que : Le droit à l’autodétermination est un droit des peuples et non une prérogative des états à accorder ou bien refuser. En cas de conflit entre le principe d’intégrité territoriale et celui du droit humain à l’autodétermination, c’est le dernier qui prévaut.

Tous les états membres ont ratifié la dite charte de l’ONU et l’Algérie n’est pas en manque. Nous demandons, à présent, à ses dirigeants de choisir la voie de la sagesse, de revenir à celle de la raison et de réfléchir à la meilleure façon de négocier avec le mouvement indépendantiste kabyle, car il est de l’intérêt des deux parties de se mettre autour d’une table, sous l’égide des Nations unies, pour mettre fin à cette situation d’occupation que nous ne souhaitons pas voir déboucher sur des antagonismes sans fin.

Notre Kabylie meurtrie, étouffe depuis bien des décennies, et toutes les tentatives opérées, pour la couper de ses racines, ont été vaines et leur échec cuisant se voit au grand jour même si un pan, non négligeable de kabyles, a sombré dans l’ère la plus rétrograde et la plus dévastatrice.

La résistance légendaire de notre pays kabyle à toutes les occupations n’est pas un hasard de l’histoire.
Aucun occupant, aucun envahisseur, aucun colon n’a réussi à le soumettre jusqu’à le faire disparaître.

Faut-il rappeler aux occupants d’aujourd’hui qu’il est inutile de tenter de domestiquer la Kabylie, et leur faire comprendre que leurs efforts futiles, infructueux et absurdes n’aboutiront jamais à l’asservissement généralisé de l’ensemble des kabyles ?

La KABYLIE, telle une mère protectrice, a depuis de longs siècles veillé jalousement sur sa progéniture, même si certains de ses enfants l’ont reniée, à l’image d’une écrasante majorité d’algérois, originaires de nos plaines et de nos montagnes.

Ceux qui se sont détachés, volontairement ou involontairement, de leur identité originelle pour la troquer contre une uniformité décadente, finiront bien un jour par s’apercevoir que leur erreur les a embarqués sur des chaloupes qui ne résisteront pas au moindre vent marin, si tant est que la tempête de l’histoire ne viendra pas à leur rencontre.

Notre mère, la KABYLIE, a résisté à toutes les bourrasques, tous les cyclones, toutes les tornades, toutes les tourmentes, tous les tumultes, tous les orages, tous les tourbillons et tous les déchaînements des envahisseurs successifs.

La moindre des reconnaissances de ses dignes enfants est de lui redonner le goût de vivre et de s’épanouir, afin qu’elle redevienne une nation qu’elle devrait être, et lui assurer un avenir prospère une fois sa libération acquise.

Elle nous appelle, elle nous interpelle et nous l’entendons dire : Mes enfants chéris, c’est pour vous que j’ai résisté, c’est pour vous que j’ai été blessée dans ma chair, c’est pour vous que j’ai pris autant de mauvais coups, c’est pour vous que, tant bien que mal, je continue à tenir debout ; ne m’abandonnez pas, ne me laissez pas entre les mains de ceux qui veulent m’enterrer vivante… sortez-moi des griffes des monstres qui veulent m’avaler. C’est mon indépendance qui vous permettra d’accéder au bien-être, au bonheur, à l’euphorie, à la joie et à tous les plaisirs. Votre existence est suspendue à la mienne !
Libérez-moi, et votre vie ne sera que meilleure.

 

Ukkim

SIWEL 130829 NOV 17 UTC

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