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NATIONS UNIES, NEW YORK (SIWEL) — Evoquant le projet du mouvement souverainiste kabyle, MAK-Anavad, lors des  séances des mercredi 01 novembre et jeudi 02 novembre consacrées au débat général de la 72ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, le représentant du Maroc s’est dit « étonné » que l’Algérie ne cherche à appliquer le principe de l’autodétermination qu’au seul « Sahara marocain » et refuse de le considérer pour le plus ancien peuple d’Afrique, « les Kabyles », dont elle viole les droits en Kabylie, a-t-il accusé.

La guerre diplomatique entre l’Algérie et le Maroc qui se livrent depuis des années une bataille verbale acharnée, prend une nouvelle tournure dans les couloirs des Nations unies, allant jusqu’à perturber les discussions sur le mandat du Conseil des droits de l’homme de l’ONU inscrit à l’ordre de jour.

Lors des 39ème et 40ème séances du 1er novembre :

En présence du Haut-Commissaire pour les réfugiés, le représentant du Maroc, Omar Kadiri, s’est étonné que l’Algérie ne cherche à appliquer le principe de l’autodétermination qu’au seul « Sahara marocain » et refuse de le considérer pour le plus vieux peuple d’Afrique, les Kabyles, dont elle viole les droits en Kabylie.

Déplorant le Maroc déplore aussi que tandis que l’Algérie « s’acharne sur le Maroc », elle continue de nier les droits du peuple kabyle, le représentant marocain a dénoncé le double discours de l’Algérie qui reste par ailleurs ancrée dans une lecture passéiste du droit à l’autodétermination et ne tient pas compte de l’évolution historique de ce droit.

Ce à quoi la représentante de l’Algérie, Nora-Imane Bellout, a répondu que, pour l’instant, la situation dans les 17 territoires non autonomes reconnus par la communauté internationale n’était pas liée aux « rumeurs de quelques parties qui redoublent d’hallucinations ». De fait, l’Algérie appelle « toutes les parties à régler leurs problèmes à l’intérieur de leur propre pays et les organes des Nations Unies à se pencher sur la situation calamiteuse de ces pays. En outre, l’Algérie soutient « l’autodétermination de tous les peuples, surtout au Sahara occidental, où un peuple vit depuis 40 ans sous occupation et ne peut exercer ce droit librement. »

Lire le compte rendu complet publié par l’agence de presse des Nations unies : http://www.un.org/press/fr/2017/agshc4216.doc.htm

Lors des 41ème et 42ème séances du jeudi 02 novembre :

La question de la Kabylie a été soulevée pour la deuxième fois par le Maroc en l’espace de deux jours seulement dans les réunions de la Troisième commission des Nations unies chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles.

Alors que le représentant de l’Algérie à cette réunion, Zoubir Benarbia, déclare que « l’Algérie réitère à l’ONU sa position constante en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui ».

Exerçant son deuxième droit de réponse, le même représentant du Maroc que la veille, Omar Kadri, a accusé l’Algérie d’avoir créé le conflit du Sahara pour des raisons hégémoniques. Pourquoi l’Algérie ne parle-t-elle jamais du droit à l’autodétermination de la population kabyle ? a-t-il demandé.  Pourquoi ne s’acharne-t-elle que sur la situation du Sahara ?  Le représentant a estimé que l’Algérie apportait au principe d’autodétermination un soutien à géométrie variable, parce qu’elle était partie prenante au conflit du Sahara.

Lire le compte-rendu complet publié par l’agence de presse des Nations unies : http://www.un.org/press/fr/2017/agshc4217.doc.htm

Le 28 septembre dernier, Ferhat Mehenni, le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), a remis au Secrétariat général de l’ONU à New York le Mémorandum pour le droit de la Kabylie à son indépendance.

wbw
SIWEL 042208 Nov 17 UTC

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