Anavad

Une délégation kabyle sur l’Energy Observer : le Président de l’Anavad revient sur la catastrophe écologique en cours en Kabylie

G. à D. : Jérôme Delafosse, chef de l'expédition, Le Président de l'Anavad et Victorien Erussard, le capitaine du bateau

PARIS (SIWEL) — Au moment où la Kabylie brûle avec pas moins de 250 départs de feux criminels qui ravagent toutes les forêts, les habitations, les arbres fruitiers et les oliveraies – avec des oliviers centenaires- qui constituent le noyau de l’économie locale, Mass Ferhat Mehenni, a visité ce 13 juillet le bateau Energy Observer, un prototype de vaisseau autonome en énergies renouvelables sans émission de gaz à effet de serre grâce à un mixe énergétique qui allie trois éléments naturels et écologiques, le soleil, le vent et l’eau.

Le soleil, avec des panneaux solaires de 130 m² de surface. Le vent, avec 2 éoliennes verticales dont la prouesse technique est de suivre et épouser le mouvement vertical du navire qui surfe sur l’eau et d’une aile de traction. Et l’eau de mer est la « principale source de stockage et de fabrication d’électricité. Après une dessalinisation de l’eau, par osmose inverse (un système de filtrage de l’eau hyper performant), les molécules du liquide seront décomposées en atomes d’oxygène et d’hydrogène, au moyen d’un électrolyseur ».

Toutes ces explications résumées ont été données par Alizée Touchot, qui a guidé la délégation kabyle pour lui expliquer avec force détails le fonctionnement scientifique du navire qu’elle connaît dans ses moindres recoins. Ce vaisseau qui est un monstre de technologies embarquées, qui pèse 30 tonnes, long de 30,5 m et large de 12,80 m avec une vitesse d’environ huit (8) à dix (10) nœuds (18 à 20 km/h)

Le premier à rejoindre la délégation est Jérôme Delafosse, le responsable des productions et chef de l’expédition. Dès la fin de son entretien avec une délégation étatique, Victorien Erussard, le Président Directeur Général de Energy Observer, capitaine du bateau, a également rejoint la délégation kabyle.

Le Président de l’Anavad au bord de l’Energy Observer avec la guide Alizée Touchot

Le Président de l’Anavad alerte : « Tout l’écosystème et la biodiversité de la Kabylie sont menacés »

Mass Ferhat Mehenni, résume en très peu de mots biens concis la cause et le combat de la Kabylie pour son indépendance et ce souligne-il par des moyens politiques et pacifiques dont le dépôt , à la rentrée, du mémorandum pour l’autodétermination de la Kabylie à l’ONU. Le président rappelle le mode vie écologique millénaire de la société Kabyle d’où l’intérêt que porte l’Anavad à cette expérience scientifique. Le président souligne aussi le souci de sensibiliser la population Kabyle et les nouvelles générations à l’écologie, aux EnR (énergies renouvelables) et au développement durable en parallèle de la lutte pour la libération de notre pays.

L’actualité de la Kabylie incendiée de toutes parts (un sujet hautement écologique) n’échappe pas au Président qui dénonce devant ses hôtes tous ces feux provoqués par l’armée algérienne qui regarde amusée les feux dévorer toute la nature Kabyle. Même sur les réseaux sociaux des algériens inconscients des conséquences de ce désastre écologique, se délectent de ce grand malheur qui touche la Kabylie et qu’ils expliquent par une justice divine qui punit la Kabylie parce que laïque.

Le Président rappelle l’irresponsabilité et l’inconscience des pyromanes d’Alger qui ordonnent aux militaires de punir le peuple kabyle en le soumettant à la politique criminelle de la terre brûlée, malgré l’impact et les conséquences écologiques catastrophiques de leur geste.

Il souligne que, certes c’est le territoire Kabyle qui est touché directement, mais il n’en demeure pas moins que tout le bassin méditerranéen est concerné. Ces incendies qui favorisent la désertification et l’érosion des sols de la rive sud de la méditerranée auront un impact certain, logique et écologique sur toute la flore et la faune méditerranéenne.

Des espèces animales protégées comme le singe Magot, le chacal, le porc-épic… sont aussi menacés, ainsi que la faune aviaire dont l’aigle royal, la chouette houlotte…
Quant à la flore il y a lieu de rappeler le cas du lithophylum lichenoïde, qui a quasiment disparu d’une partie du pourtour méditerranéen et qui pousse encore dans la région de Vgayet (Bougie, Bejaïa) tend à disparaître aussi avec ces incendies répétés.
Tout l’écosystème et la biodiversité de la Kabylie sont menacés.
Rappelons qu’en 2016, selon les statistiques, 70 % des incendies, dans ce pays ont été recensés en Kabylie.

N’est-il pas constaté que le vol d’un papillon dans la forêt tropicale au Brésil peut provoquer une tornade aux Etats Unis d’Amériques ? Si le monde est connecté à l’internet et aux réseau sociaux et devient ainsi un village planétaire, il n’en est pas moins connecté à la chaîne écologique naturelle. Et comme dirait Terrence «Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger »

Le Président Ferhat Mehenni a invité l’équipe de Energy Observer à planifier une escale dans la ville de Vgayet où la population sera présente pour un accueil des plus formidables.
Rappelons que la Kabylie détient le taux de réussite au BAC le plus élevé de ce pays et ce depuis plus de 12 ans, démontrant ainsi l’attachement de la jeunesse Kabyle à la culture, à l’enseignement et à la recherche scientifique.

Alizée Touchot, Victorien Erussard ainsi que Jérôme Delafosse et le second capitaine Marin ont promis d’inscrire l’escale Bougiote dans leur programme.
Il a été convenu que que la délégation kabyle reste en lien avec cette équipe qui sillonne les mers pour présenter ce prototype unique.

Lire aussi : Energy Observer, baptême officiel le 5 juillet

Menal At Qasi
SIWEL 141110 Jul 17 UTC

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