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MEMORANDUM

POUR LE DROIT A L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE

Déposé à l’ONU le 28 septembre 2017

Algérie versus Kabylie III : Les années 90

Les années 90 : Illusions et division de la Kabylie

L’ouverture démocratique a créé l’illusion et le rêve d’une solution pour la Kabylie. Sa classe politique est convaincue qu’elle va prendre le pouvoir et gouverner l’Algérie. Les deux partis kabyles (FFS-RCD), ne réalisant pas qu’ils sont isolés, vont se livrer une guerre politique qu’aucun d’entre eux ne livre avec autant d’acharnement contre leurs ennemis communs : le régime et ses islamistes.

Cela n’empêche pas la Kabylie de se distinguer du reste de l’Algérie par des actions d’éclat, des drames qui l’endeuillent et son attachement indéfectible à ses valeurs et à son identité. Ainsi, de grandioses marches sont réussies par les deux partis qui, lors des élections, y obtiennent un vote massif en faveur de la démocratie. Ils gèrent ensemble le début du boycott scolaire (septembre 1994-mai 1995). Toutefois ils ont des attitudes opposées face au terrorisme islamiste qui, pourtant, ciblait prioritairement les Kabyles. Il assassinait partout en Algérie mais on enterrait surtout en Kabylie.

  • 09,10 et 11/02/1989 : Création du RCD. Frictions avec le FFS d’Ait Ahmed et début de la division des rangs de la Kabylie entre les deux formations politiques. Une compétition pour le leadership kabyle est engagée. Les deux leaders se trompaient de stratégie et de cibles. Au lieu de constituer un pôle kabyle, ils se neutralisent en essayant chacun d’apparaître aux yeux du pouvoir algérien comme son interlocuteur kabyle incontournable. Malgré un avantage charismatique indéniable d’Ait Ahmed sur son challenger, le pouvoir préfère soutenir Said Sadi pour ne pas avoir à faire à un homme sûr de sa force en Kabylie.
  • 23/02/1989 : Référendum sur la nouvelle constitution consacrant le multipartisme. Plus de soixantaine partis ont demandé leur agrément.
  • 25/02/1989 : Assassinat de l’écrivain kabyle Mouloud Mammeri, maquillé en accident de la circulation. Près d’un million de Kabyles vont à son enterrement. Le pouvoir a assassiné la seule personnalité en mesure de mener une mission de conciliation et d’entente entre le RCD et le FFS, pour que la Kabylie ne retrouve pas son unité politique.
  • Août 1989 : 2e Séminaire du MCB (le 1er étant celui d’Yakouren, en août 1980). Tous ceux des Kabyles qui ne se reconnaissent pas dans le RCD et qui se sentent spoliés de leur légitimité militante des années de dictature, se sont regroupés au sein d’une nouvelle structure politico-culturelle appelée le MCB-Commissions-Nationales. Elle se met sous l’égide du FFS.
  • Octobre 1989 : Hocine Ait Ahmed, en traversant le ciel algérien à bord d’un avion adresse un message au peuple et au président algériens, comme s’il était le président d’un autre pays qui s’appelle la Kabylie.
  • 15/12/1989 : Premier Congrès du RCD. Ait Ahmed efface l’événement en rentrant au pays, ce jour-là, de son exil qui dure depuis plus de 23 ans. Des dizaines de milliers de Kabyles l’attendaient à l’aéroport d’Alger.
  • 25/01/1990 : Grandiose marche à Alger du MCB-Commissions Nationales, soutenue par le FFS. Plus de 200 000 kabyles défilent dans les rues d’Alger pour demander le statut de langue nationale et officielle pour le Tamazight. Le RCD qui s’y était opposé s’effondre momentanément.
  • 12/06/1990 : Elections municipales : Le FFS boycotte et le RCD en profite. Il se présente et ressuscite. La plupart des municipalités kabyles sont raflées par lui. Quelques localités sont quand même enlevées par le FLN mais l’islamisme a toujours du mal à s’implanter en Kabylie.
  • 04/08/1990 : L’Irak envahit le Koweit. Hystérie en Algérie, où, en dehors de la Kabylie, Saddam Hussein est célébré comme un héros national. Les islamistes récupèrent la victoire d’un laïc. Ils ont le vent en poupe et font la loi à Alger.
  • Septembre 1990 : Une conférence du RCD que devait animer Ferhat Mehenni à Sidi Bel Abbès, loin de la Kabylie, est empêchée par des islamistes qui saccagent la Maison de la Culture de la ville (Sud-est d’Oran). 15 jours plus tard, une marche sous protection policière des militants kabyles est organisée dans la même ville.
  • 27/12/1990 : Une autre conférence du RCD, animée par Mokrane Ait Larbi, est empêchée à Batna (Sud de Constantine).
  • 10/01/1991 : En réponse à cette agression, le RCD organise une marche à Batna où les manifestants partis de Kabylie sont tombés dans un guet-apens. Attaqués par des hordes islamistes sous le regard amusé de la police, des dizaines de blessés dont un cas grave ont reçu des soins à l’hôpital local. Comme à Sidi Bel Abbès, les Kabyles ne sont pas là non plus, chez eux. La nation algérienne est une illusion.
  • 13-16/03/1991 : Premier Congrès du FFS à la Coupole du 5 juillet, sur les hauteurs d’Alger. Il invite le RCD qui se fait, pour l’occasion, représenter par Ferhat Mehenni. L’accolade entre celui-ci et le charismatique Hocine Ait Ahmed donne lieu à une stand-ovation des 5000 congressistes, de plus de cinq minutes. La Kabylie se retrouvait dans le geste mais les divisions vont s’accentuer au fil du temps, entre les deux partis.
  • 25/05/1991 : Le FIS appelle à la désobéissance civile et occupe les places publiques à Alger.
  • 05/06/1991 : L’armée intervient, évacue les islamistes des rues d’Alger et contraint le gouvernement Hamrouche à démissionner.
    Les élections législatives sont fixées pour le 26/12/1991.
  • 23/12/1991 : Au dernier jour de la campagne électorale, le premier bulletin d’information en « tamazight » est diffusé à la télévision algérienne. Une victoire pour la Kabylie.
  • 26/12/1991 : Premières législatives pluralistes en Algérie. Les islamistes raflent plus de la moitié des sièges dès le premier tour. Ils n’en obtiennent aucun en Kabylie qui se trouve de fait en isolement et en dissidence politico-idéologique avec le reste de l’Algérie.
  • 28/12/1991 : Les Kabyles se prennent pour l’Algérie. Le RCD appelle à l’arrêt des élections tandis que le FFS appelle à une marche pour la tenue du second tour. En vérité, ils agissent par procuration, le premier est mandaté par les généraux et le second par les islamistes.
  • 29/12/1991 : Débat télévisé sur la question du second tour, faut-il ou non y aller. Mohamed Boudiaf y participe en duplex du Maroc. Interrogé sur le vote de la Kabylie, il lâche : « La Kabylie a voté kabyle ! ». Il aurait dû dire « la Kabylie a voté démocrates, mais l’Algérie a voté antikabyle ! ».
  • 02/01/1992 : La marche du FFS à Alger pour la tenue du 2e tour des élections législatives est récupérée par les « éradicateurs » et les partisans de « l’arrêt du processus électoral ».
    Ait Ahmed est sollicité par l’armée pour être nommé chef de l’Etat. Il décline l’offre et repart en Suisse où il vivait jusqu’à la mi-décembre 1989.
    L’état d’exception est décrété et les élections annulées. Boudiaf est ramené du Maroc en homme providentiel pour présider au destin du pays, mais surtout pour la répression contre les islamistes.
  • 29/06/1992 : Le président Boudiaf qui était en conférence publique à Annaba est assassiné par un militaire, en direct à la télévision.
  • 02/07/1992 : C’est un antikabyle que l’armée choisit pour lui succéder à la tête de l’Etat : Ali Kafi.
  • 08/07/1992 : Un autre antikabyle, bien que d’origine kabyle, est nommé à la tête du gouvernement algérien, Belaid Abdeslam. Pour insulter la Kabylie, il déclare : « je suis arabe parce que je suis kabyle ».
  • 26/08/1992 : Premier attentat terroriste islamiste à l’aéroport d’Alger, un carnage : plus de 40 morts, presque tous des Kabyles. La guerre est déclarée entre le pouvoir et les islamistes dont les intellectuels kabyles seront les premières victimes (Tahar Djaout, Smail Yefsah, Mahfoud Boucebci, Laadi Flici, Rachid Tigziri, Mohand Aoucheta, Rabah Stambouli, Nabila Djahnine …).
  • 1993 : Le terrorisme islamiste gagne en puissance et l’Algérie est en panne. C’est en Kabylie que sont levées les premières milices antiterroristes, appelées les Groupes de Légitime Défense (GLD). La Kabylie va aggraver son image de pays de mécréants, d’ennemis de l’islam et des Arabes. Tuer des Kabyles devient œuvre de salut arabo-islamique. Mais elle a gagné momentanément en sécurité. Bien que ce soit chez elle que la plupart des victimes du « terrorisme » sont enterrées, car kabyles d’origine, ce n’est pas sur son territoire que les attentats sont perpétrés. Elle est qualifiée de Petite Suisse et des annonces, entre particuliers, fleurissent dans la presse, du genre : « échange villa à Alger contre F4 à Tizi-ouzou ou Béjaïa).
  • Février 1993 : Le RCD qui gère les municipalités kabyles depuis juin 1990 démissionne pour protester contre l’antikabylisme du pouvoir algérien. La gestion des communes va être confiée à des DEC (Délégation Exécutives Communales) nommées par Alger.
  • 15/06/1993 : Assassinat, à Alger, à l’arme blanche, du Pr Mahfoud Boucebci, un éminent psychiatre d’origine kabyle.
  • Juin 1993 : Nomination d’une Commission du Dialogue National, confiée à Youcef Khatib (Médéa), pour valider la nomination d’un nouveau chef de l’Etat sans passer par les urnes qui sont encore trop favorables aux islamistes.
  • 21/08/1993 : Changement de Chef de Gouvernement. Un autre kabyle aux origines effacées, Redha Malek, lui succède.
  • 18/10/1994 : assassinat à Alger d’un journaliste kabyle, Smail Yefsah.
  • 20/12/1993 : La Commission du Dialogue National rend ses conclusions. Elle ignore totalement les revendications identitaires et linguistiques de la Kabylie.
  • 17/01/1994 : En réaction aux conclusions scandaleuses de cette commission sur la question amazighe, une marche de protestation est organisée à Tizi-ouzou. Plus de 500.000 personnes battent le pavé. Pour couronner cette manifestation, une proclamation faisant symboliquement de Tamazight une langue nationale et officielle est lue par Ferhat Mehenni, entouré pour la circonstance de deux grands chanteurs kabyles, Cherif Kheddam et Taleb Rabah.
  • 19/01/1994 : En réponse à cette marche, une délégation de la Kabylie (MCB) conduite par Ferhat Mehenni est enfin reçue par la Commission du Dialogue National à laquelle un Mémoire est remis.
  • 28/01/1994 : L’idée d’un boycott scolaire est retenue lors d’une réunion du MCB, si d’ici la rentrée scolaire de septembre 1994, le pouvoir ne reconnaît pas l’identité et la langue amazighes. Pour réunir toutes les conditions de sa réussite, une « grève du cartable » est décidée pour la semaine du 20 avril.
  • 30/01/1994 : Le pouvoir installe le Général Liamine Zeroual en tant que « président de l’Etat ». Juste avant sa cérémonie d’intronisation, un intellectuel kabyle et membre de la direction du RCD, Rachid Tigziri, est assassiné à Alger. La Kabylie est insérée dans les jeux des clans au pouvoir. Ce sont ses meilleurs enfants qui en payeront le prix.
  • 16-23/04/1994 : Grève du cartable réussie. Plus rien n’arrêtera le boycott scolaire programmé pour le 11 septembre.
  • 27/05/1994 : Attentat à Alger contre l’intellectuel kabyle le plus en vue, Tahar Djaout.
  • 02/06/1994 : Grièvement blessé, Tahar Djaout succombe à ses blessures. Ses obsèques ont lieu à Oulkhou (Kabylie maritime), son village natal où il est accompagné à sa dernière demeure par des dizaines de milliers de personnes entonnant « Tizi Bwassa », le chant des partisans kabyles.
  • 29/07/1994 : Un communiqué des terroristes islamistes menace de mort tout élève qui reprendrait le chemin de l’école à la rentrée, en septembre. Le MCB comprend tout de suite que le communiqué auquel la presse gouvernementale consacre ses unes est un faux. Il vise à faire renoncer le MCB à aller vers le boycott scolaire en Kabylie en refusant de superposer son mot d’ordre sur celui des terroristes islamistes.
  • 01/08/1994 : Restructuration du MCB en vue du Boycott scolaire.
  • 08/08/1994 : Décès d’un cadre militant kabyle (RCD), Mustapha Bacha, qui a ému la Kabylie.
  • 20/08/1994 : Le Roi du Maroc reconnait l’amazighité en tant que composante de la personnalité marocaine.
  • 23/08/1994 : Réunion du MCB => la décision d’un Boycott scolaire illimité, jusqu’à l’introduction de la langue amazighe dans l’enseignement, est entérinée. Toutes les tractations pour faire revenir le MCB sur sa décision échouent.
  • 11/09/1994 : Branle-bas de combat => le MCB déploie ses moyens pour que le boycott scolaire soit effectif. Pour le contrer, le pouvoir envoie pour la première fois de son histoire ses ministres sur le terrain au prétexte de superviser la rentrée scolaire. Le ministre chargé d’encourager le retour à l’école, en Kabylie, reconnaît qu’une circonscription manquait à l’appel. En vérité le boycott est effectif dans plus de 75% du territoire kabyle comme l’a annoncé le MCB. Au bout de deux jours tout l’enseignement est bloqué en Kabylie, du primaire à l’université.
  • 12/09/1994 : Par mesure de rétorsion, le pouvoir libère les leaders islamistes, Ali Benhadj et Abbassi Madani, les place en « résidence surveillée » et entame avec eux des négociations officielles pour une sortie de la crise qui les oppose.
  • 22/09/1994 : Marche populaire de soutien au boycott scolaire.
  • 25/09/1994 : le chanteur Matoub Lounès est enlevé, selon les médias, par les Groupes Islamistes Armés, ancêtres d’Al Qaeda.
    La Kabylie se retrouve confrontée aussi bien aux islamistes auxquels elle lance un ultimatum de guerre totale pour libérer Matoub Lounès, qu’au pouvoir dont elle exige la reconnaissance et l’enseignement de sa langue.
  • 04/10/1994 : Premières négociations de la Kabylie avec le pouvoir sur le boycott scolaire en vue d’introduire la langue amazighe dans le cursus scolaire.
    Le leader du MCB qui limitait son acte de désobéissance civile à l’enseignement, envisage de l’étendre aux impôts pour accentuer la pression sur les « décideurs » algériens. Pour l’en empêcher, il va être l’objet d’un coup d’état interne.
  • 05/01/1995 : Le Premier Ministre algérien propose sa solution pour mettre fin au boycott scolaire : Une « commission nationale » dans laquelle, les Kabyles minorisés, seraient amenés à s’incliner devant la décision d’une majorité cooptée décidant l’arrêt du boycott. Refus catégorique et unanime de la Kabylie.
    Devant l’intransigeance kabyle, un plan de coup d’état sera exécuté contre le leader du MCB. Dans un premier temps, il reçoit l’offre d’une création d’une « institution nationale, rattachée à la présidence de la république, chargée de la réhabilitation de l’identité, de l’enseignement de la langue amazighe et de son introduction dans les médias et l’administration.
  • 21/03/1995 : La réception de Ferhat Mehenni, à la présidence, pour officialiser la proposition d’un Haut-Commissariat à l’amazighité va précipiter la chute de celui-ci.
  • 22/03/1995 : La conférence de presse animée par le président du MCB est manipulée et ses propos sont travestis par la télévision et les journaux pour un lynchage médiatique en règle.
    Les négociations sont prises en mains par le président du RCD qui, en secret, s’entend avec le gouvernement algérien pour arrêter le boycott scolaire le 22/05/1995 après création du HCA (Haut-Commissariat à l’Amazighité).
  • Septembre 1995 : Introduction symbolique de la langue amazighe dans l’enseignement, pour faire voter la Kabylie aux présidentielles.
  • 16/11/1995 : Premières présidentielles pluralistes en Algérie. Le vote identitaire l’emporte en Kabylie. Le rejet du candidat kabyle en dehors de sa terre natale est unanime.
  • 1996 : Déclin du MCB La démobilisation de la Kabylie après la confiscation par le RCD des fruits du boycott scolaire est générale. Les manifestations traditionnelles du 20/04/1996, à l’appel du MCB, ne drainent que faiblement. Le FFS ne réussit pas à reprendre le terrain que lui a subtilisé le RCD avec l’aide du pouvoir. Cela va se confirmer en 1997, lors des législatives du mois de mai. Le RCD fait jeu égal avec le FFS qui l’avait écrasé en 1991.
  • Mars 1998 : Provocation contre la Kabylie. Le pouvoir annonce que, dès juillet, il va remettre en vigueur la loi sur la généralisation de la langue arabe qui deviendra obligatoire dans toute l’administration, la correspondance officielle et les médias. Tout contrevenant serait passible d’une lourde amende. La Kabylie est écœurée mais elle n’a plus les ressorts politiques pour s’y opposer. Les députés ne pensent qu’à leurs mirobolants salaires et les rangs du MCB sont désespérément désaffectés. En fait, le but recherché était de susciter des troubles au nom du combat berbère pour opérer un coup d’Etat contre le président-général Zeroual qui ne voit rien venir.
  • 25/06/1998 : Le chanteur Matoub Lounès est assassiné. La Kabylie s’embrase. Le pouvoir attribue le crime aux GIA mais la rue kabyle n’en est pas dupe. Le MCB est mort. La colère kabyle n’est pas canalisée. Le FFS et le RCD, qui se livrent depuis 1989 une guerre de leadership de partenariat avec le pouvoir algérien, bataillent pour se faire recevoir à la présidence de la république. C’est le FFS qui remporte momentanément la palme.
  • Septembre 1998 : Devant les violences populaires générées en Kabylie par l’assassinat de Matoub, le général Zeroual annonce, contraint et forcé, sa démission mais reste en place pour encore six mois, le temps d’organiser les présidentielles de sa succession.
  • Janvier 1999 : Hocine Ait Ahmed rentre de son exil suisse pour participer aux présidentielles.
  • 04/04/1999 : Bouteflika, candidat du pouvoir militaire, est déclaré personae non grata en Kabylie où il a été accueilli avec quolibets, jets de tomates et barricades sur son passage, aussi bien à Tizi-ouzou qu’à Vgayet (ex Bougie). Il répond par une insulte contre les Kabyles en leur disant : « de loin, je vous voyais comme des géants, aujourd’hui, en étant de près, vous n’êtes que des nains ! ». Du coup il n’a jamais été le président des Kabyles auxquels il voue une haine sans bornes.
  • 05/04/1999 : Ait Ahmed, en pleine campagne électorale des présidentielles, est victime d’un malaise cardiaque. La Kabylie n’a plus d’espoir de prendre le pouvoir. La veille des élections Ait Ahmed se retire de la compétition avec les autres candidats en lice en signe de protestation contre le parti-pris de l’armée et de l’administration en faveur de Bouteflika.
  • Septembre 1999 : Bouteflika, mal élu, vient défier la Kabylie en organisant une conférence-débat à Tizi-ouzou durant laquelle il assène : « Tamazight ne sera jamais langue officielle, tant que je suis président. Et pour qu’elle ait le statut de langue nationale, il faut qu’elle passe par un référendum national ! » La défiance est réciproque.
  • 23/12/1999 : Le RCD entre au gouvernement de Bouteflika, malgré les scandaleuses déclarations de ce dernier contre les Kabyles.

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SIWEL 131858 Oct 17 UTC

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