Femme kabyle, ton engagement d’aujourd’hui est ta liberté de demain et celle de tes enfants

CHRONIQUE (SIWEL) — Au pays comme dans la diaspora, ton peuple a aussi besoin de toi. Le MAK-Anavad, ce mouvement libérateur créé en 2001, a su redonner espoir à tant de Kabyles. Aujourd’hui, il ne demande qu’à te faire une place dans ses rangs. La Kabylie se construit grâce à ses femmes et ses hommes, et plus qu’une pierre à l’édifice, ton rôle y est un pilier central.

Ta vie est jalonnée d’incessantes luttes, d’épreuves et d’espoir. Tu rêves de parité qui, même si elle tarde à venir, tu l’arracheras. Il n’y a pas que le machisme à vaincre. Il n’est pas le seul obstacle sur la voie de ta participation à la vie militante. Tu peux toujours avancer que ta vie est déjà assez remplie comme ça, que l’équilibre familial repose principalement sur toi. Dès lors que tu es capable de sacrifices pour les tiens, peux-tu rester impassible face à la répression que subissent tes frères et sœurs. Ton peuple est aussi ta famille. Fière de tes coutumes et traditions, tu es aussi moderne et sais te battre pour les droits fondamentaux de la personne humaine. Peux-tu dans ce cas fermer les yeux sur ce brasier géant qui détruit tes belles montagnes ?

Nos aînées appartiennent à une génération de femmes qui ont ouvert des portes. Se sont-elles sacrifiées pour que tu renonces aujourd’hui ? N’as-tu pas pour devoir de poursuivre ce sens de l’engagement et du combat ? Le visage de ta maman a été le premier miroir dans lequel tu t’es regardée. Aujourd’hui, tu ne fais pas que t’identifier à elle à travers, entre autres, ce bijou qu’elle t’a remis, tu dois la dépasser, aller beaucoup plus loin. Pour toi et pour tes enfants. Quant à ce qu’elle t’a légué, ce bijou qu’elle t’a transmis, il occupera une place si particulière dans ton être et ta vie, celle de témoin d’une féminité en héritage.

Renonce au statut de victime que t’impose la société. Ce sexisme et cette mentalité qu’il t’arrive parfois de sous-estimer, qui t’empêchent de t’épanouir, qui te rendent indisponible à l’engagement et qui te bloquent l’accès aux responsabilités, ne peuvent être une fatalité contre laquelle nous ne pouvons rien.

Parce qu’il n’existe pas d’hommes et d’enfants libres sans femmes libres. Femme kabyle, lève-toi !

Noria
SIWEL 061150 Aug 17 UTC

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