Agression et arrestation des militants kabyles à Ighil Ali par les services de répression du régime colonial algérien

IGHIL ALI (SIWEL) —À l’occasion d’un rassemblement en hommage à la famille Amrouche, ce mardi 16 avril 2019, vers 11 heures, à Ighil Ali des militants kabyles ont été arrêtés par les forces de l’ordre, sans motifs légitimes. Un militant indépendantiste, Aziz Tabta, a été victime de violences policières.

La présence policière à cette manifestation citoyenne à la finalité mémorielle ne peut se justifier que dans le cadre de sa mission du maintien de l’ordre public et de la sécurité. 

Les policiers ne peuvent en principe recourir à la force que lorsque cela est strictement nécessaire et seulement dans la mesure exigée par l’accomplissement de leurs fonctions. Or, aucun trouble ne justifiait ce recours à la force par les services de police algériens. Ce recours aveugle à la force est contraire au principe de proportionnalité. 

Nous rappelons que l’usage de la force doit être justifié et proportionné. Les services de police ont donc outrepassé le cadre de leur mission. Leur rôle est en principe dans la protection du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, garantie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et réaffirmé dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. 

Ces violations constituent une entrave manifeste à l’intégrité physique des manifestants, à leurs libertés de réunion et de circulation. 

La LKDH dénonce et condamne fermement ce recours arbitraire – devenu presque systématique – à des interventions violentes et disproportionnées contre les citoyens kabyles pacifiques présents à ce rassemblement. Bien qu’ils aient été libérés, nous condamnons l’arrestation arbitraire des citoyens réprimés. Nous apportons tout notre soutien à Aziz Tabta, victime de violences policières et lui souhaitons un bon rétablissement.

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