« Soummissionniste » cherche désespéramment de quoi accuser Ferhat Mehenni

CHRONIQUE (SIWEL) — Et ça recommence comme dans les saisons d’autonome, période des amours désespérés, les daims brament. Mais hors saison, seront-ils entendus ?

Une éminence longtemps considérée vient de bramer d’une manière si stridente. La nature s’est tue un instant, puis s’est étonnée du cri lancé désespérément. Elle s’est tout de suite après rendue compte du long sommeil que le daim s’était offert pour ne se réveiller qu’aux premiers jours du printemps. Le daim a raté la saison et la nature n’attend pas.

L’imminence grise un peu bleuâtre pour ne pas dire blafarde, accuse Ferhat Mehenni. C’est quand même ridicule de parler en ce moment, juste à la naissance d’un rassemblement aussi « algérianniste » et « soummissionniste » adepte de la souillure, que l’est notre imminence. Notre imminence nous appelle même à se renseigner auprès de certains, tout aussi calamiteux dans leurs postures que dans leur engagement vis-à-vis de ce qui relève du destin de la Kabylie.

Ferhat, restera un monument. Un éternel homme sain, au palmarès des luttes pour les libertés, qui n’est plus à présenter ni à prouver.

De quoi peut-on accuser Ferhat aujourd’hui ? Des millions d’euros que l’état criminel lui aurait versé pour s’octroyer des biens en Europe ? Ses détracteurs « tous » le savent si bien. Il n’y possède rien, il est juste un locataire lambda.

De quoi peuvent-ils s’enorgueillir ? Des biens que Ferhat possède à Annaba, Oran, Constantine et diable, je ne sais encore quelle ville de ce foutu grand territoire, dont nous ne voulons plus faire partie ! Ils le savent, plus que tout autre Kabyle, sur le sol de Kabylie et même ailleurs. Ferhat possède (possédait en tout cas) un simple appartement à Iazzugen (Azazga), que tous ceux et celles qui l’ont connu, connaissent parfaitement bien. En effet, j’ai en mémoire, moi qui avait à peine 18 ans en 1980, sa maison était un lieu de rendez-vous de tous les militants et militantes pour l’honneur et la dignité, y compris quand celle-ci est cernée par les flics ou les agents de la Sécurité Militaire (S.M).

Quel nom porte enfin cette HAINE, qu’ont certains Kabytchous, à ne s’attaquer qu’à celui qui a donné et mis sa vie au service des siens? De quel déshonneur veulent-il se couvrir et à quel degré veulent-ils aller pour plaire à leurs bourreaux d’hier et d’aujourd’hui? Oublient-ils que si Bokhos est retenu par l’histoire et placé au panthéon de la honte, de même, leurs noms iront également garnir ce mémorial du déshonneur pour que nul ne les oublie ! Pauvre Kabytchous. Vous ne cesserez jamais de déchiqueter vos selles, quand vous manquez de foin.

Rachid Hitouche
SIWEL 011812 Mar 17

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