Algérie

Scandale de la campagne publicitaire du ministère de l’Intérieur algérien : Qui jugera Noureddine Bedoui ?

ALGERIE (SIWEL) — Les scandales liés aux élections législatives algériennes qui se tiennent le 4 mai prochain se succèdent et ne se ressemblent pas. Après les marchandages, à coups de millions de dinars, pour figurer en bonne place sur les listes des partis politiques, l’interpellation pour trafic d’influence du fils de Djamel Ould Abbès, SG du FLN, et la trituration du fichier électoral, voilà que c’est la campagne publicitaire censée mobiliser les « citoyens »  algériens qui est au cœur du scandale.

En effet, pour conjurer les ressorts du fort taux d’abstention qui entache les consultations électorales en Algérie, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a lancé une campagne publicitaire appelant les Algériens à « faire entendre leur voix ». Pour ce faire, il a confié l’affaire à un marché qui se chiffre à quelques milliers de dinars, à une boite de com qui n’a pas trouvé mieux que de puiser des photos sur des banques d’images et de les traiter avec le logiciel Photoshop !

Résultats : les personnes sur les photos illustrant les affiches ne sont pas algériennes ! On met un foulard vert à une blonde d’origine slave pour produire l’image d’une jeune islamiste « belle » et peu « in », un turban bleu à un mannequin sud-africain tout souriant, etc. Le plus grave encore pour un pouvoir qui fait hypocritement du nationalisme et du patriotisme des constantes inviolables, il s’agit de mannequins qui ont posé dans diverses campagnes pour des pays comme la Malaisie, les Emirats arabes unis ou encore Israël.

Quand on connait le régime algérien et son mode de fonctionnement, des questions légitimes se posent : quel est le montant du cachet de la boite de Com ? Quel est le lien de parenté entre le propriétaire de cette boite et le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui ?

Une chose est sûre, la place de Noureddine Bedoui est pour le moins dans le box des accusés, lui qui est si prompt à harceler, intimider et arrêter les militants kabyles souverainistes ou encore à monter des affaires de toute pièce pour faire croupir en prison les militants de Taghardait, à l’instar de Kamel Eddine Fekhar.

Mais parions que le scandale sera très vite étouffé et l’affaire remisée dans les placards poussiéreux où sont rangés les dossiers de corruption de l’Etat colonial algérien.

Akli Ameziane
SIWEL 201743 Mar 17

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