Algérie coloniale

Rachida Ider libérée : elle est blessée à l’épaule

Rachida Ider et trois militants du MAK-Anavad dont son mari

IƐEẒẒUGEN/AZAZGA (SIWEL) — « Je ne peux plus bouger mon bras », c’est en ces termes que Rachida Ider, la présidente de la Coordination Ouest du MAK-Anavad, nous a décrit l’état de son épaule suite à son agression ce matin par une police coloniale enragée.

Transportée à l’hôpital, il s’avère qu’elle a « un traumatisme fermé de l’épaule et le coude gauche » a noté le médecin sur l’ordonnance.

La Présidente de la Coordination Ouest du MAK-Anavad, que nous avons eu au téléphone, nous a rapporté ce qui s’est passé au niveau du commissariat colonial d’Iɛeẓẓugen avant qu’elle ne soit transférée au commissariat central de Tizi Wezzu. Des propos dont nous rapportons ici la substance :

« Nous étions trois filles dans une cellule et une centaine de militants étaient dispatchés dans des cellules à coté. On ne se voyait pas entre nous mais on s’entendait très bien. On a alors commencé à chanter l’hymne national kabyle, Berrouaghia, des chansons de Matoub Lounes et de Ferhat Mehenni et chacune des chansons était clôturée par des youyous. Cela a duré plusieurs dizaines de minutes et nous remontait le moral. Les agents de la police coloniale étaient, eux, en colère et ont essayé de nous intimider, en vain. C’est suite à cela qu’ils m’ont transféré à Tizi Wezzu »

Beaucoup de militants ont été blessés lors de l’attaque des services de répression de ce matin. Plusieurs d’entre eux ont été transportés à l’hôpital.

Rachida Ider au moment de son embarcation par la police coloniale

nbb
SIWEL 142000 Jun 17 UTC

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