ORAN (SIWEL) — Le 24 février dernier, un journaliste algérien, travaillant pour un quotidien arabophone à Oran, a été condamné à trois ans de prison ferme et à 200 000 DA (2000 €) d’amende pour atteinte au Prophète Mohamed. Sa condamnation a été prononcée par contumace alors que l’accusé n’a pas été entendu par la justice algérienne qui n’a pas convoquer le journaliste à son propre jugement. C’est le directeur du journal El Djoumhouria en personne qui a déposé plainte contre son rédacteur en chef, Mohamed Chergui. Ce dernier était en charge d’une page hebdomadaire sur l’islam dénommée « Islamiate » et ce serait précisément dans cette rubrique que ce journaliste aurait publié un article portant atteinte au Prophète. L’affaire semble être des plus improbables au regard des dernières lois algériennes, celles-ci étant directement inspirées des consultations de l’Etat algérien avec des chefs terroristes islamistes de l’AIS, du GIA ou GSPC et toute leur myriade d’appellations

 

Ce serait donc suite à la publication d’un article, qui plus est publié dans une rubrique dédiée à l’islam et intitulée «Islamiate», que le journaliste Mohamed Chergui aurait porté atteinte au prophète.

L’affaire semble à peu plausible dans un pays comme l’Algérie, où l’article 2 de sa constitution stipule que «l’islam est la religion de l’Etat» et qu’il existe désormais, depuis l’alliance de Bouteflika avec les terroristes islamistes du GIA, des dispositions dans le code pénal algérien, l’article 144 bis, notamment, qui stipulant : « est puni d’emprisonnement quiconque offense le Prophète et les envoyés de Dieu, ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam»…

Et ce serait donc dans un pays où le terroriste islamiste est roi et où des dispositions juridiques prévues pour tout écart de conduite au dogme islamique, que ce journaliste se serait risqué à porter atteinte au Prophète Mahomet, et en plus dans un journal arabophone.

Le directeur du journal El Djoumhouria reprocherait à ce journaliste d’avoir repris l’article d’un chercheur européen sur des expressions coraniques. C’est la publication de cet article qui aurait été considéré par le directeur du journal comme étant une « atteinte au prophète ».

L’affaire est plus que douteuse mais cela n’a pas empêché le journaliste d’être immédiatement licencié par le directeur du journal qui a en outre déposé plainte contre le journaliste pour « atteinte au prophète ». La justice algérienne, quant à elle, e expédié l’affaire en deux temps trois mouvements, sans avoir daigné entendre l’accusé et sans avoir même l’avoir convoqué à son propre jugement. Le journaliste a été condamné par contumace le 24 février dernier à trois ans de prison et à 200 000DA d’amendes.

Affaire à suivre,

ma,
SIWEL 031121 MARS 15

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