Message de soutien de la coordination MAK Amérique du Nord au président Ferhat Mehenni et au projet du corps de sécurité de la Kabylie
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE
MAK-ANAVAD
COORDINATION AMERIQUE DU NORD

COMMUNIQUÉ

CANADA (SIWEL) — Suite à notre rencontre qui a eu lieu à Montréal le 14 juillet 2018, les membres de la coordination MAK Amérique du Nord affirment loyalement leur soutien indéfectible au président du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) et du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie, Monsieur Ferhat Mehenni et au projet de corps de sécurité de la Kabylie.

Nous reconnaissons la fidélité et la constance du président de l’Anavad, Mas Ferhat Mehenni, dans son combat pour les droits de l’Homme, pour la liberté, la paix et la cause kabyle. Sa lutte remonte aux années 1970, notamment dans ses chansons engagées; à une époque où juste le fait de s’affirmer en tant que Kabyle était considéré comme un crime passible d’une condamnation à perpétuité par le régime colonial algérien.

Aujourd’hui, dans cet empire du chaos provoqué par le régime mafieux algérien, les pseudo-opposants de ce système et une moult de larbins comme tous les KDS ne visent que le partage de la cagnotte de la rente pétrolière et les divers privilèges que le pouvoir despotique et assassin algérien leur offre en échange de leur mutisme et leur soumission. Acheter la paix n’a pas de prix, telle est la devise de ce gouvernement de sbires et de malfaiteurs.

Les services de sécurité algériens répriment sauvagement les militants kabyles, interdisent aux associations d’organiser des conférences, intimident les journalistes, les artistes, les intellectuels et les militants des droits de l’Homme.

Plusieurs marches pacifiques ont été réprimées avec une extrême violence. Le vendredi 25/05/2018, ce sont les militants et les citoyens de Tazmalt qui ont été agressés, lors d’un hommage organisé à la mémoire des martyrs du Printemps noir de 2001, par la brigade de recherche et d’intervention algérienne.

Quelques jours plus tard, c’était les militants et citoyens de Larva Nat Iraten. Le jeune blogueur kabyle Merzouk Touati est emprisonné injustement depuis janvier 2017. Il est condamné à sept ans de prison le 21 juin 2018, pour « intelligence avec l’État d’Israël ». Une victime de l’arbitraire de la justice algérienne qui est présentement en danger de mort. Il a entamé une grève de la faim depuis le 8 juillet 2018, en guise de contestation contre l’injustice algérienne et ses abus. Le militant pacifique Chaoui, Salim Yezza, est enfermé actuellement aussi dans les geôles algériennes sous prétexte « d’incitation à la violence dans les événements tragiques de Ghardaïa ». Or, même Amar Saadani, le patron du FLN, a affirmé que ces événements ont été provoqués par les autorités algériennes, en l’occurrence le général Toufik, ancien patron des services secrets.

Il y a eu des milliers de cas d’assassinat, de dépassement, d’agression, de répression, d’intimidation d’injustice contre les citoyens pacifiques et contre le peuple kabyle. Les vrais criminels continuent de piller et de voler dans l’impunité totale ! N’est-il pas le moment que tout le peuple kabyle se prenne en charge dans tous les domaines de la vie et particulièrement en ce qui concerne sa sécurité ? Mass Asselway, Ferhat Mehenni, qui consacre sa vie dans la lutte pacifique pour la liberté et les droits de l’Homme n’a pas appelé ni à prendre les armes ni à la violence comme certains ennemis de la Kabylie libre tentent vainement de le faire croire à travers leurs campagnes de désinformation.

Face à tous ces dépassements d’ordre colonial qui, par ailleurs, n’ont pas suscité des condamnation et aucune dénonciation de la part de la classe politique ni des donneurs de leçons de dernière minute, il est maintenant nécessaire et même urgent de mettre en place une sécurité civile, structurée et organisée dans chaque village kabyle de façon à protéger les libertés individuelles, collectives et le droit d’être digne et maître chez soi, en Kabylie.

La violence et les armes de guerre sont les outils du pouvoir criminel d’Alger. Le MAK est un mouvement citoyen qui milite pacifiquement et intelligemment pour l’indépendance de leur patrie, la Kabylie. Les Kabyles forment un peuple civilisé et surtout antimilitariste. Le processus de la lutte kabyle en témoigne de son caractère pacifique. C’est bien le pouvoir algérien avec ses alliés islamistes qui font le recours à la violence et la cruauté contre la sérénité des citoyens kabyles. C’est un constat. C’est une réalité.

« Lanaya » est une organisation de sécurité pacifique. Elle doit s’organiser à l’échelle de tous les villages et villes de la Kabylie. Lanaya est ce rempart contre l’insécurité en Kabylie, elle sera là pour contrer le spectre des hordes du colonialisme algérien. « Lanaya » est le corps de contrainte dont parle le président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie dans de son allocution émise de Londres.

Le président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), et du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), Mas Ferhat Mehenni, n’a fait que soulever une réflexion majeure. Une problématique réelle qui concerne la sécurité des citoyennes et des citoyens kabyles chez eux, en Kabylie. Il sait pertinemment que grâce à « Lanaya » qui se résume dans la mobilisation kabyle, tous les espoirs conjurés du régime colonial algérien ne seront pas réalisés et ses tentatives de domination seront vaines une bonne fois pour toute.

L’Anavad , les militantes et militants du MAK sont conscients du danger qui guette la Kabylie ! Ils se sont engagés à ne pas user de la violence, de mener le combat intelligemment et d’une façon pacifique jusqu’à la libération de leur patrie. Ça doit être le but de toutes et tous les Kabyles. Il s’agit là de leur dignité, de leur liberté, de leur avenir et celui de leurs enfants.

Vive Mass Asselway Ferhat Mehenni.

Vive l’ANAVAD.

Vive le MAK.

Vive la Kabylie libre et indépendante.

Coordination MAK Amérique du Nord.

SIWEL 212345 JUL 18