AT-DWALA (SIWEL) — La délégation du MAK, conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib était composée MM. Hachim Mohand Ouamer, Hocine Azem, Mourad Imach, Bousaad Becha et Hsen Medrouk, respectivement membres du comité exécutif, et membres de la confédération locale d’At Dwala, a été accueillie par une foule nombreuse. Ils étaient nombreux, en effet, à venir assister à cette rencontre.

 

Meeting du MAK à At-Dwala : « La Kabylie confirme sa rupture avec le régime algérien »
Avant le début du meeting, une minute de silence a été observée à la mémoire du père du nationalisme canarien, feu Antonio Cubillo, à qui a été dédiée cette rencontre ainsi qu’à son son combat pour la liberté du peuple canarien.

Prenant la parole en premier, M. Bousaad Becha, cadre du MAK à Ath Dwala, a dénoncé les tentatives de normalisation de la Kabylie à travers les mascarades électorales qui se suivent et se ressemblent. Ceci sans épargner les alliances jugées d’"infâmes" par l’orateur.

Pour sa part, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib a soulevé les dangers de la politique d’arabisation de la Kabylie depuis 1962. Il dira à cet effet que tous "les moyens répressifs et idéologiques ont été déployés pour dékabyliser la Kabylie" notamment "l’école, les médias, les mosquées et même le paysage kabyle qui est en train d’être arabisé".
Le peuple Kabyle a boudé majoritairement le scrutin de la honte

Évoquant les dernières élections locales, M. Bouaziz Ait-Chebib a rappelé que le peuple kabyle qui a boudé dans sa majorité écrasante ce scrutin de la honte a confirmé pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger et réclame son droit à l’autodétermination".

Poursuivant son analyse de la situation, le président du MAK soutiendra que le fait de se présenter sous les couleurs du RND et du FLN n’est qu’une "trahison pure et simple". Il rajoutera que le MPA de Benyounes est un pseudo-parti : "il n’est même pas né et il est classé comme troisième force politique, c’est l’Algérie des miracles", affirme-t-il.

Dans le même ordre d’idées, le président du MAK ajoutera que ces élections ont connu deux étapes. La première, c’est la fraude électorale avec le bourrage des urnes et l’annonce de chiffres imaginaires ; quant à la deuxième étape, c’est la corruption électorale à travers la vente de voix qui a suscité des affrontements lors de l’installation des pseudo APC".

S’agissant des résultats des élections, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que sa formation avait bien attiré l’attention des participants dès le début du scrutin et ce pour éviter de tels dérapages. "Mais ces formations politiques, a t-il encore ajouté, ont pris part aux élections sans conditionner leur participation par le changement du code communal et de la loi électorale. Dans des pays qui se respectent, on ne peut pas parler de vote ni d’élus quand le taux de participation est inférieur à 50% ". Il enchaînera ensuite avec cette vérité : "cela ne sert à rien de dénoncer une fraude et siéger dans des assemblées fantoches, c’est une consolidation du pouvoir infâme".

Le FFS est désormais un parti du pouvoir

Pour le président du MAK, le premier secrétaire du FFS, est en train de "pervertir ce parti et que son patrimoine appartient à toute la Kabylie". M. Bouaziz Ait-Chebib, n’a pas oublié de souligner que le même premier secrétaire en question, qui n’est qu’un ancien membre de l’UNJA et du parti unique, a demandé au pouvoir de réprimer le MAK. Cet appel à Bouteflika, prouve à quel notre mouvement qui avance à des pas de géants fait peur au régime et ses nouveaux relais locaux".

"Le néo-FFS est désormais un parti du pouvoir" tonne le président du MAK et d’ajouter : "Ali Laskri a passé une alliance avec les diables du RND et du FLN, au lieu de s’unir avec son frère rival le RCD".

En concluant le volet des élections locales, l’orateur indiquera : que le nombre des éléments des corps constitués qui ont voté en Kabylie dépasse le nombre des voix que la majorité des partis politiques ont obtenu à l’échelle nationale. "

"Les partis qui ont indignement confirmé les résultats déclarés par le sinistre Ould Kablia en Kabylie, ont échoué dans leur mission qui consistait à faire voter la région pour la normaliser, puisque le taux de participation est insignifiant devant l’abstention massive de la Kabylie. Le peuple kabyle ne changera pas de cap : il ira toujours dans le sens de sa libération ", conclut-il.

La Kabylie solidaire avec l’AZAWAD

Le président du MAK, a réaffirmé le soutien indéfectible de son mouvement aux frères de l’AZAWAD qui luttent contre la coalition franco-islamique, avant de poursuivre : "la cause du peuple de l’AZAWAD est une cause juste, elle finira par triompher,et ce, malgré le sentiment de la haine à l’égard des Amazighs et les tentatives d’empêchement de l’avènement du premier État amazigh indépendant".

Avant de conclure le meeting populaire, le président du MAK est revenu en détail sur le volet économique de la Kabylie. Il a répondu aux militants et aux citoyens qui le sollicitaient sur cette question. L’occasion a été saisie pour éclairer l’assistance sur les potentialités économiques de la Kabylie*.

Pour sa part, Hachim Mohand Ouamer, membre du comité exécutif du MAK et conseiller du président, a clôturé le rassemblement à travers une allocution percutante. Il a appelé les Kabyles à la fraternité et l’union : « nous sommes exposés au danger de la disparition » affirme-t-il et de poursuivre : « l’autodétermination est un droit inaliénable, il s’inscrit dans le droit international ».

Notons enfin, que la délégation du MAK a appelé la population d’At Dwala, à venir massivement au rassemblement du 19 décembre, prévue à Tizi-Wezzu.
Le MAK rend hommage aux transporteurs d’At Dwala qui ont déplacé leur lieu de stationnement pour permettre au rassemblement de se tenir dans les meilleures conditions.

*Étude intitulée : Quelle économie pour la Kabylie (06 partie), publiée sur www.tamurt.info

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SIWEL 161330 DEC12

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