LE REJET CATÉGORIQUE DES PROCHAINES ÉLECTIONS N’A PAS ÉTÉ CLAIREMENT EXPRIMÉ PAR LE FFS

KABYLIE (SIWEL) — Présidant une réunion de la fédération d’Alger, qui s’est tenue avant-hier dans la ville précitée, Youcef Aouchiche, nouveau premier secrétaire du FFS depuis l’année 2020, n’a pas exprimé son refus catégorique d’une probable élection qui serait organisée par les autorités coloniales prochainement.

« Les élections, quelle que soient leur nature et leur importance, ou la globalité des lois sur lesquelles elles s’appuient, ne sont jamais la démocratie, mais plutôt un aboutissement de celle-ci », a déclaré M.Aouchiche dans son intervention. Il ajoute en disant, sans pour autant exprimer un rejet catégorique : «  Dans les conditions actuelles les élections ne joueront aucun rôle dans le changement attendu, lequel nécessite un effort de débat national large autour duquel se mobiliseront toutes les énergies de la nation ».

Pour se laver des participations successives que le FFS a enchainées, à savoir les législatives et les municipales précédentes, sous l’ancienne direction du parti, Aouchiche déclare : « Les élections n’ont jamais été une priorité au FFS qui lutte toujours pour l’instauration d’un changement radical et pacifique du système de gouvernance du pays. Plus que jamais, une opération électorale doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie nationale aux contours clairs pour l’édification d’un État d’institution et la consécration de la souveraineté populaire ». M. Aouchiche exige des autorités, ce qui n’a jamais été le cas auparavant, que toute opération électorale soit précédée par des mesures d’apaisements, l’ouverture du champ politique et médiatique et la levée des contraintes sur les libertés individuelles et collectives. Il affirme en disant que tout agenda qui ne prend pas en compte ces paramètres est voué à l’échec.

Le FFS de Aouchiche va-t-il se positionné du côté du peuple kabyle, qui aspire à faire rupture définitive avec ce système colonial, ou ose-t-il le trahir encore une fois en le cautionnant avec sa participation au nom de la soi-disant sauvegarde de l’unité nationale tel qu’il a été le cas pendant les élections de 2012 ? Les Kabyles vont-ils accepter encore une fois qu’un relais du système colonial vienne les convaincre de la nécessité de participer aux élections organisées par un système colonial qui veut confirmer son hégémonie éternelle sur la Kabylie ?

Youva Amazigh
SIWEL 261810 JAN 21

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