La coordination MAK-Anavad Amérique du nord soutient le boycott des cours d’arabe dans toutes les écoles de la Kabylie et félicite la bravoure des enfants de la Kabylie

KABYLIE (SIWEL) — La campagne du boycott en Kabylie prend de l’élan contre l’arabisation et le déni manifesté par la constitution du colonialisme algérien qui reconnaît trompeusement le tamazight comme langue nationale et officielle. En effet, le terrain reflète bien cette loi tortueuse qui ne vise qu’avilir et mépriser les Amazighs en général et les Kabyles en particulier à travers une médiocre reconnaissance de leur langue maternelle chez eux. La coordination MAK-Anavad Amérique du Nord soutient le boycott des cours d’arabe dans tous les établissements scolaires kabyles et félicite la bravoure des enfants de la Kabylie.

Où est donc tamazight cette langue nationale et officielle ?
Définitivement, ce titre frelaté alloué à la langue des peuples autochtones de l’Afrique du Nord par le régime colonial algérien est une insulte. L’arabe est mis en avant et imposée comme l’unique langue officielle de l’État au détriment de tamazight que les Arabes refusent même d’apprendre.

À travers le boycott de la langue arabe par les Kabyles, c’est le ras-le-bol de tout un peuple qui s’exprime. Un ras-le-bol cristallisé par un sentiment d’injustice dû à la volonté malsaine d’un pouvoir dictatorial algérien qui veut absolument faire disparaître la langue maternelle des Kabyles et leur identité.

Le peuple kabyle est pénalisé sur tous les plans, même sur le choix et le droit d’étudier, d’apprendre et d’enseigner dans sa propre langue, le kabyle (Taqvaylit).

Le peuple kabyle doit rejeter catégoriquement le projet d’arabisation et de la salafisation que le régime mafieux algérien imposer en Kabylie. Le boycott des cours d’arabe doit se généraliser dans les tous établissements scolaires de toutes les régions de Tizi-Ouzou, Bejaïa, Bouira, Sétif, Boumerdès, Bordj Bou Arreridj, Jijel…Car les enfants kabyles, dans cette Algérie créée de toute pièce, ne sont pas obligés de subir indéfiniment l’aliénation identitaire et l’injustice.

Un enfant kabyle, de parents Kabyles, élevé dans un environnement kabyle est obligé d’être malheureusement scolarisé en arabe. Sa langue maternelle, le kabyle, n’a aucun poids dans son école, car elle est facultative et complètement négligée et méprisée par le régime despotique algérien.

Les élèves kabyles qui boycottent les cours de la langue arabe ont toutes les raisons de le faire. Cette contestation, initiée par les enfants d’At Zmenzer, Larevεa n At Iraten, Iwadiyen Iɛeẓẓugen, Imcedallen, Lǧemɛa-n-sariǧ, Mekla, Ahnif…, n’est pas seulement pour réclamer la suppression du caractère optionnel de l’enseignement de la langue Tamazight, mais pour exiger un système d’enseignement et d’apprentissage typiquement kabyle dans une Kabylie libre et indépendante.

Sachant que l’usage de la langue maternelle dans le système d’enseignement est le moyen le plus favorable pour la réussite des élèves et le chemin avantageux pour l’avenir de la nation kabyle, le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), par l’entremise de son ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est en train de mettre en place un système éducatif aussi efficace et convenable pour une Kabylie souveraine. Un système d’enseignement, inspiré des pays développés et les plus civilisés, qui sera adapté aux valeurs de la société kabyle.

Le peuple kabyle, chef de file des luttes identitaires, sociales et politiques en Afrique du Nord, doit reconquérir sa place incontestée face au colonialisme algérien, telle qu’il l’a fait jadis contre le colonialisme français. Après tant de sacrifices pour sa liberté et sa dignité, c’est à lui seul que revient le dernier mot et nul ne peut l’empêcher de devenir maître chez lui.

Bien que tous les experts, professeurs et les spécialistes des recherches sur le langage et en sciences de l’éducation soient d’accord sur le fait que les enfants apprennent mieux dans leur langue maternelle, ils affirment également que ces enfants ont une meilleure compréhension et maîtrise en sciences et technologies (mathématiques, physique, chimie, biologie, géographie, histoire, …). Leur cerveau se focalise plutôt sur les connaissances que sur la langue, car cette dernière est déjà acquise.

Ils affirment aussi que les enfants qui apprennent dans leur langue maternelle sont moins exposés à l’échec et au décrochage scolaire. Ils finissent leurs études plus tôt que prévues. Autrement dit, en apprenant avec la langue maternelle, on peut réussir aisément, subséquemment décrocher des diplômes en étant plus jeune.

Les Kabyles ne rejettent pas seulement la langue arabe parce que les Arabes boycottent Tamazight, ils la rejettent surtout parce que c’est une langue étrangère imposée au peuple kabyle au détriment de sa langue maternelle.

L’école algérienne où vont les enfants kabyles constitue une forme de rupture avec leur réalité socioculturelle et identitaire. Les Kabyles  rejettent ainsi l’aliénation identitaire, la domination des esprits par l’arabisation, la salafisation, la violence et la manipulation. À travers ce boycott, les Kabyles réaffirment leur appartenance à une société et une nation distincte, la nation kabyle. Ils se battent pour que leur langue maternelle prenne sa place sur son propre territoire comme langue nationale et officielle dans un État Kabyle.

Le mouvement de contestation est relancé de nouveau par un appel à tous les enfants de la Kabylie d’observer un boycott général des cours d’arabe dans tous les établissements scolaires kabyles à partir du dimanche 21 octobre 2018, pour affirmer que la langue kabyle est vectrice d’identité kabyle, la Kabylie est le pays des Kabyles et seul un État kabyle libre et indépendant est garant de leur identité, de leur liberté, de leur existence, de leur sécurité, de leur dignité et de leur prospérité.

Vive la Kabylie libre et indépendante.

Coordination  MAK-Anavad Amérique du Nord

SIWEL 202121 OCT 18

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