KABYLIE (SIWEL) – Les partis politiques algériens dont le FFS et le RCD se préparent pour les prochaines sénatoriales. A rappeler que le sénat algérien est une chambre d’enregistrement des lois favorables à Bouteflika et de blocage de celles qui lui sont défavorables.

 

La fédération du FFS de Tizi Ouzou a désigné son candidat. Il s’agit de Hocin Haroune actuel président de l’APW , une institution qui n’est que l’ombre d’elle-même. Le RCD se prépare aussi de son côté. Et comme à l’accoutumée, les deux partis rivaux vont recourir à des alliances contre-nature pour se faire élire.

A vrai dire, le RCD et le FFS se disputent une représentation fantoche où leurs sénateurs ne seront que des figurants pour servir de décor démocratique et de caution kabyle.

Le Conseil de la Nation délibère sur le texte voté par l’Assemblée populaire nationale et l’adopte à la majorité des trois quarts de ses membres. Or selon l’article 101 de la constitution algérienne « un tiers des membres du Conseil de la nation est désigné par le président de la République parmi les personnalités et compétences nationales dans les domaines scientifique, culturel, professionnel, économique et social ».

De ce fait, un parti politique peut avoir tous les sièges dans la première chambre et les deux tiers des sièges de la deuxièmes chambre sans pour autant pouvoir changer quoi que ce soit ou faire passer une quelconque loi vu que le tiers présidentiel a le pouvoir de valider ou d’invalider les textes votés par l’APN.

Participer aux sénatoriales voire même aux législatives ne peut servir que pour gérer une carrière au détriment des idéaux.

Il y a lieu de signaler que le MAK a déjà lancé un appel en direction du RCD et du FFS pour boycotter cette élection qui qui ne fera que renforcer l’administration coloniale dans sa politique anti-kabyle.

La Kabylie qui a tourné le dos aux élections algériennes réclame son propre parlement et son propre gouvernement pour recouvrer sa souveraineté.

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