PARIS (SIWEL) — Depuis deux ans, l’écrivaine et conférencière Salima Aït-Mohamed subit des provocations et des persécutions qui commencent à être identifiées, annonce un communiqué de sa famille adressé à Siwel.

 

Des menaces pèsent sur l'écrivaine kabyle Salima Aït-Mohamed
« Depuis deux ans, de très nombreux « ennuis » se sont accumulés dans la vie de la journaliste, collègue et amie de Tahar Djaout, assassiné en 1993, auteur d’ouvrages sur le patrimoine kabyle entre autres. Elle a reçu par mails de nombreuses menaces, ses comptes internet sont piratés et ses lignes téléphoniques semblent régulièrement écoutées et en dysfonctionnement  », alerte la famille de Salima Aït-Mohamed.

Le communiqué ajoute que « les écrits et les interventions publiques de Mme Aït-Mohamed dictés par ses convictions démocratiques et humanistes qui dénoncent les atteintes au peuple kabyle, dans son pays d’origine et les comportements racistes en France lui valent depuis toujours des provocations et des attaques ». « Les écrits et les propos militants de Salima Aït-Mohamed (…) dérangent beaucoup les extrémistes en Algérie et en France. »

Mais ces derniers mois, avertit le communiqué, il semble que les persécutions de l’écrivaine se soient aggravées. « Elle vient d’en faire part à la Ligue des Droits de L’Homme ainsi qu’au MRAP. »

Salima Aït-Mohamed fait appel au respect de ses opinions qu’elle considère « mesurées et sereines » et exige « l’arrêt du harcèlement, des intimidations et des menaces », conclut le communiqué.

uz
SIWEL 270212 NOV 11

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