DIASPORA (SIWEL) — Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Organisation de défense des droits des Mozabites, Izmulen, a fermement condamné la violation des droits humains les plus élémentaires des mozabites en Algérie, affirmant que « C’est le silence sur ces violations des droits humains les plus élémentaires qui encourage le pouvoir (algérien, ndlr) à continuer son fonctionnement inadmissible. », précisant que ces actes « sont empreints de racisme, de haine et sont une violation des droits de l’homme envers les amazighes et ceux qui ne partagent pas son idéologie. »

Nous publions ci-après l’intégralité du communiqué d’Izmulen

 

Insouciant de piétiner les plus élémentaires des droits humains, le pouvoir algérien continue sa campagne contre les mouvements autonomistes.

Le docteur Kamaleddine Fekhar, Président du mouvement pour l’autonomie du Mzab (MAM), qui souffre d’une inflammation du foie, subit un traitement très dégradant de la part des responsables pénitentiaires de la prison de Ghardaïa qui rejettent sa demande d’effectuer des analyses médicales, et le laissent ainsi souffrir comme beaucoup de mozabites qui croupissent dans les prisons algériennes.

L’administration pénitentiaire a également refusé un permis de visite à sa mère.
Cette dernière n’a pas vu son fils depuis son incarcération au mois de Juillet dernier !
Où est l’aspect humanitaire de satisfaire le sentiment d’une mère âgée de quatre-vingt neuf ans ?

Rappelons la déclaration du docteur Fekhar à ses avocats au mois de Juillet 2015 dans laquelle il indique qu’on veut le tuer ; rappelons la mort de deux mozabites dans la prison de Ghardaia dans des circonstances similaires, à savoir Baouchi Affari, ancien maire de Berriane, et Bencheikh Aïssa.

Le pouvoir algérien a également arrêté, dans la matinée du 30 décembre 2015, le président du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), Monsieur Bouaziz Ait-Chebib dans un barrage de la Gendarmerie à Boukhalfa en Kabylie.
Les gendarmes ont procédé à la fouille de sa voiture, et ce, après l’avoir identifié comme le chef du MAK, dans une tentative d’intimidation et ont cherché à trouver ainsi une justification à son arrestation.

Nous condamnons fermement ces actes commis par le pouvoir et ses sbires. Ils sont empreints de racisme, de haine et sont une violation des droits de l’homme envers les amazighes et ceux qui ne partagent pas son idéologie.

C’est le silence sur ces violations des droits humains les plus élémentaires qui encourage le pouvoir à continuer son fonctionnement inadmissible.

Paris le 06 janvier 2016

Pour Izmulen
Mohammed Dabouz
El-Hachmi Bahamida

SIWEL 071004 JAN 16

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