BOUZEGUENE (SIWEL) — La Coordination inter-villageoise du MAK de Bouzeguène appelle dans une déclaration transmise à la rédaction de Siwel, à « une marche populaire de protestation » le jeudi 03 février 2011.

 

Bouzeguène : les citoyens marcheront contre la gendarmerie
La marche populaire prévue au chef-lieu de Bouzeguène a pour objet de dénoncer « le redéploiement de la gendarmerie dans la localité, et l’insécurité qui règne dans la région et exiger un statut de large autonomie pour la Kabylie », tout en apportant son « soutien au gouvernement provisoire kabyle » et à sa tête, le président M. Ferhat Mehenni.

Le communiqué ajoute que l’itinéraire choisi pour cette marche est « le départ du CEM Hemmadi vers le siège de la Mairie », à partir de 11h.
« Ces derniers jours, une série de vols de véhicules a été perpétrée dans notre commune. Curieusement, ce phénomène est observé depuis que le Chef d’état-major des Armées s’est rendu en Kabylie pour annoncer la création de 17 nouvelles casernes de gendarmerie dans notre wilaya », indique cette coordination du MAK, tout en estimant que « les vols seraient commandités par le pouvoir pour justifier l’implantation d’une nouvelle caserne à Bouzeguène ».

Par ailleurs, le communiqué souligne que « dans une commune particulièrement déshéritée qui ne dispose d’aucune infrastructure hospitalière ou sportive, où toutes les servitudes publiques (routes, trottoirs, éclairage public) sont inexploitables ou inopérants, le pouvoir tend à renforcer les moyens de répression et de terreur ».

Contre cet état de fait, la coordination inter-villageoise du MAK de Bouzeguène « appelle les citoyens d’At Wizgan (Bouzeguène) à une marche populaire de protestation pour dire : « non à une caserne de gendarmerie, non à l’insécurité à Bouzeguène et oui à l’autonomie de la Kabylie et au Gouvernement provisoire Kabyle ».

Dans plusieurs déclarations, des responsables du MAK et du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad) se sont élevés contre « la militarisation de la Kabylie alors qu’au même moment le terrorisme et le banditisme sévissent en toute impunité, sans qu’ils ne soient inquiétés par les services en charge de la question ».

Plusieurs casernes des forces de la gendarmerie ont été délocalisées au printemps 2002 suite aux événements sanglants qu’a vécus la Kabylie. La violence de la répression menée par la gendarmerie algérienne a coûté la vie à 128 citoyens Kabyles entre la période d’avril 2001 à 2003.

aai
SIWEL 021150 FEV 11

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