ALGER (SIWEL) — Le chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika annoncera la levée « dans un très proche avenir » de l’état d’urgence en vigueur depuis 19 ans en Algérie.

 

Bouteflika lèvera l'état d'urgence en Algérie
Cette annonce est faite lors d’un Conseil des ministres tenu ce jeudi 3 février à Alger. « Pour mettre un terme à toute polémique infondée sur cette question, je charge le gouvernement à s’atteler, sans délai, à l’élaboration de textes appropriés qui permettront à l’État de poursuivre la lutte antiterroriste jusqu’à son aboutissement, avec la même efficacité et toujours dans le cadre de la loi », précise le communiqué du Conseil repris par l’agence de presse algérienne APS.

Abdelaziz Bouteflika se défend cependant que l’état d’urgence instauré ait « entravé une activité politique pluraliste des plus riches, ni contrarié le déroulement de campagnes électorales intenses, de l’avis même des observateurs qui les ont suivies ». Selon la présidence algérienne, l’état d’urgence a été décrété « pour les seuls besoins de la lutte antiterroriste, et c’est cette raison uniquement qui en a dicté le maintien sur une base légale ».

Cette mesure historique dans un pays où les partis de l’opposition sont unanimes à revendiquer ne semble pas par contre toucher au fond du problème, analyse un observateur de la scène politique dans ce pays, puisque dit-il, l’interdiction des marches ou de toute autre manifestation demeure en vigueur dans la capitale Alger.

Abdelaziz Bouteflika lui-même a rappelé que, « hormis la capitale, rien ne l’entrave dans toutes les autres wilayas, pour autant que les demandes et les conditions exigées par la loi soient réunies ». Pour le Chef de l’État, « La capitale fait exception dans ce domaine pour des raisons d’ordre public bien connues, et certainement pas pour y empêcher une quelconque expression ».

« Alger compte plusieurs salles publiques de capacités diverses, qui sont gracieusement disponibles pour tout parti ou association en faisant légalement la demande, en vue d’y faire entendre son point de vue", note le communiqué.

Cette mise au point conforte les déclarations du ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia et celles d’hier du vice-premier ministre Yazid Zerhouni, sur l’interdiction de la marche populaire à laquelle a appelé une coordination pour le changement en Algérie, regroupant des syndicats et des personnalités politiques prévues pour le 12 février prochain.

ysn
SIWEL 031650 FEV 11

Laisser un commentaire