Appel à la convergence de toutes les forces kabyles pour bâtir une Kabylie libre et prospère 

KABYLIE (SIWEL) — Il est temps de cesser de reproduire les mêmes erreurs du passé. Les Kabyles ne doivent plus se sacrifier ou mourir pour les autres. Mettons en avant, toutes et tous, nos deux drapeaux, le drapeau de la Kabylie et le drapeau fédéral Amazigh. Militons pour notre liberté en libérant la Kabylie.

Depuis des années, les Kabyles ont toujours milité de bonne foi pour le développement et l’épanouissement de toute l’Algérie, mais malheureusement, ils n’ont reçu que de la négation, de la répression, du mépris et des attitudes racistes.

Rappelons-nous de :

La guerre de libération de l’Algérie 1954-1962 ! Combien de Kabyles qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté ?
L’insurrection de la Kabylie contre Ben Bella en 1963 menée par le FFS, sous la direction de Hocine Ait Ahmed et le colonel Akli Mohand Ouelhadj. Plus de 400 Kabyles sont massacrés pour sauver l’Algérie du putsch composé par Ben Bella et Boumediene ;
Le printemps Kabyle, dit Berbère de 1980 ! Combien de Kabyles torturés, emprisonnés et assassinés pour le respect et la sauvegarde de notre identité ?
La décennie noire ! Le FIS a été soutenu partout sauf en Kabylie ;
La grève du cartable 1994-1995 ! La Kabylie luttait seule contre le régime totalitaire et raciste d’Alger ;
Le Printemps noir de Kabylie 2001-2003! Plus d’un million de Kabyles sont allés marcher à Alger pour libérer l’Algérie du système mafieux dirigé par l’imposture Bouteflika. Plus de 128 jeunes à fleur d’âge assassinés par des balles explosives tirées volontairement par des gendarmes algériens, et plus de 5000 jeunes handicapés à vie.

Tous les Algériens ont soutenu ce même Bouteflika durant plusieurs mandats. Ces Algériens nous ont insulté et ils nous ont dit : dégagez, rentrez et manifestez chez vous en Kabylie. Les 128 jeunes assassinés sont des Kabyles, mais s’ils étaient des Palestiniens, tous les Algériens de toutes les villes d’Algérie seraient dans les rues pour les soutenir.

De 2001 à 2003, les Kabyles souffraient et luttaient seuls contre la répression et l’injustice algérienne pendant que les autres peuples de l’Algérie soutenaient leur Président Bouteflika. Un voleur, un raciste et un assassin.

L’autre épreuve des Kabyles était celle de la plateforme de Leqser (ex El-Kseur) rédigée par les délégués des Archs de 2001 pour laquelle la réponse de cette Algérie, tant chère aux Kabyles, était avec des armes de guerre, des balles explosives, de l’eau empoisonnée, des attaques avec de l’acide, des agressions avec des barres de fer et des sabres. Nous connaissons toutes et tous la suite de ce hold-up perpétré par les autorités algériennes. Plus de 128 Kabyles tués par des balles explosives, et des milliers de jeunes handicapés à vie sous la totale indifférence de toutes les régions d’Algérie. C’est ce régime de Bouteflika qui avait ordonné de nous tirer dessus à balles réelles avec des armes de guerre …

La Kabylie ne fera plus de sacrifices pour les autres. Les Kabyles doivent cesser de reproduire les mêmes erreurs du passé et mourir pour des racistes et des traîtres.

Nous avons assez subi, et assez, c’est assez !

L’autodétermination (l’indépendance) est un droit international que les souverainistes Kabyles revendiquent pour vivre pleinement leurs propres droits. Pour bâtir leur projet de société, développer leur pays (la Kabylie), sauvegarder leur identité et leur langue. Nos valeurs et notre culture sont diamétralement opposées à celles du système et l’idéologie imposés par les pouvoirs coloniaux (France et Algérie) depuis que la Kabylie ait perdu complètement sa souveraineté en 1871 et entièrement annexée à cette nouvelle entité (Algérie) créée par la France en octobre 1839.

En résumé, le Printemps noir 2001 a marqué la rupture. C’est la naissance légitime de notre mouvement le MAK. Il est devenu un cauchemar pour le pouvoir colonial algérien et ses relais.

Soyons réalistes et activons nos neurones ! Nous ne pouvons pas continuer dans l’échec et reproduire nos erreurs, mourir pour les autres. Soyons vigilants et ne cédons pas aux manipulations des médias ni par les réseaux sociaux. Bouteflika ou un autre, aucun intérêt pour la Kabylie.

Rappelons-nous des événements de 1988 ! C’est toujours le même système qui gouverne et qui nous écrase. Ces scènes théâtrales actuelles ont comme seul objectif permettre au système Jacobin algérien de se régénérer autrement en faisant croire au monde que c’est la rue qui a pris le dessus.

Nous ne sommes pas contre les peuples de l’Algérie. Au contraire, les souverainistes Kabyles se battent pour la dignité et la liberté. Un combat qui doit être celui de tous les Amazighs et les peuples d’Afrique du Nord.

Nous voulons être nous-mêmes, des Kabyles libres dans notre propre pays et amis avec les peuples du monde entier. Nous sommes un peuple distinct, nous avons un territoire, une langue, une culture, une identité et une histoire millénaire.

Il faut faire face à notre réalité ! Ils veulent nous imposer un colonialisme obscurantiste à travers les arabo-islamistes soutenus par la France du funeste De Gaulle.

Il est temps et urgent de libérer notre Kabylie.

Depuis le premier lever du drapeau de la Kabylie à Montréal (Québec) qui a marqué une réussite avec brio au début d’avril 2015, nous constatons régulièrement que toutes nos forces aussi bien en Kabylie qu’en diaspora adoptent de plus en plus l’idée de l’autodétermination de la Kabylie même si parfois avec quelques petites différences de nomenclature (indépendance, autonomie, fédéralisme, régionalisation modulable) qui ne sont que des approches relevant principalement de l’ancrage psychologique de certaines personnalités politiques Kabyles. Il est quand même important de signaler que même le pouvoir algérien est conscient de cette convergence. D’ailleurs, il sait pertinemment que ce processus d’autodétermination est irréversible, et que c’est juste une question de temps.

Les deux partis Kabyles qui revendiquent la régionalisation modulable pour l’un (RCD) et le fédéralisme pour l’autre (FFS) doivent converger et rejoindre le MAK et l’Anavad (Gouvernement provisoire kabyle en exil) afin de former un front commun et que la solidarité soit sans faille pour l’intérêt de toute la Kabylie et de son avenir.

L’avenir politique de ces deux partis est en Kabylie, uniquement en Kabylie et non pas ailleurs en Algérie où ils n’ont jamais réussi à se faire entendre. Politiquement, ils ont été toujours utilisés par le pouvoir en place pour donner un soi-disant visage de diversité et de démocratie à l’égard des institutions internationales.

Toute contribution à la sensibilisation des Kabyles pour prendre leur destin en main est à saluer, à encourager et à soutenir. Notre identité, notre langue, notre économie et globalement notre développement et l’avenir de nos enfants ne peuvent être réalisés que par et dans un État Kabyle propre à la Kabylie.

Une fois la Kabylie libérée, elle aidera et soutiendra les autres peuples de l’Algérie et de Tamazgha (Chawi, M’Zab, Targui, Chenwi et autres) à se libérer pour en former une grande fédération des peuples Amazighs (la fédération de Tamazgha).

Notre appel est pour la fraternité et la solidarité. Nous sommes un groupe de réflexion composé de militants du MAK et ses sympathisants des régions de :

Vumerdes (ex Boumerdes) : At-Amrane, Chabet El Ameur, Isser, Tizi-Nat Aicha, Boudouaou, Tidjellabine, Cap Djinet, Dellys, et autres.

Tizi-Wezzu (ex Tizi-Ouzou) : At-Yenni, At Oumalou, Iferhounen, Tala Athmane, Vughni, At Zellal, Tigzirt, Aghriv. Fréha, Draa Lmizan, et autres.

Tuvirrett (ex Bouira) : At-Laziz, Tawrirt n’At-Mansor, Rouda n’At-Mansur, Sur Lghezlan, Saharidj, At-Vuali n’At-Mansur, Chorfa, Assif Assemad, Adjiva, At-Aissi, et autres.

Vgayet (ex Bejaja): Boujlil, Beni-Mansour, Guindouz, Tazmalt, Sidi-Aich. Sidi Aiyed, Alaghen, Melbu, Aoukas, Ighil Ali, Mechik, et autres.

Lvurdj (Bordj Bou Arreridj: BBA) : Tizi-Kechichen, Bordj Bou Arreridj, At-Sidi Brahin, Tassameurt, Djaafra, et autres.

Asedif (ex Setif): El Alma, Aïn Oulmene, Tizi N’Bechar, Bouandas, Djemila, Talaifacene, et autres.

M’Sila : Sidi-Aissa, Bou-Saada, M’Sila, Beni Ilmane, Hammam Dhalaa, Ouanougha, Maâdid (Kalâa Beni Hammad).

Jijel : Ziama Mansouriah, El Ancer, Ghebala, Settara.

Mila : Tadjenant, Tiberguent.

Média : Tablat, Tizi Mahdi, Tamesguida.

Ensemble, nous vaincrons.

SIWEL 140120 MAR 19

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