BOUIRA (SIWEL) — Les gardes communaux reviennent à la charge dans la lutte pour la reconnaissance de leurs droits et décident de saisir les instances internationales afin de poursuivre « les personnes et les instances en charge du dossier de la garde communale ». Contrairement aux terroristes « repentis», contre lesquels l’Etat avaient mobilisés les gardes communaux , ces derniers sont niés dans leurs sacrifices et leurs droits à l’indémnisation pour avoir assuré la sécurité des citoyens.

 

Algérie : les gardes communaux reviennent à la charge
Le mouvement des gardes communaux a décidé de porter plainte contre « les instances en charge du dossier de la garde communale ». L’annonce a été rendue publique dans les colonnes du quotidien algérien El Watan par le porte-parole de la coordination nationale des gardes communaux, M. Lahlou Aliouat.

Selon El watan, M. Lahlou Aliouat, qui s’est rendu au bureau régional de Bouira du quotidien algérien a déclaré que son mouvement était «…en contact très avancé avec des organisations humanitaires et des droits de l’homme internationales en vu de prendre en charge cette affaire. » et qu’ils avaient également « chargé un collectif d’avocats ». M Lahlou a indiqué à El Watan que la décision avait été prise le dimanche 18 novembre « en marge de la rencontre qui a regroupé les délégués venus des 36 wilayas du pays à Alger. ». Il a estimé, par ailleurs, que « Le dossier de la garde communale a été géré d’une façon anarchique » et qu’ils « exigeaient une pension dans le cadre des victimes de terrorisme ».

En effet, le pouvoir algérien a dissout le corps de sécurité des gardes communaux qui avaient affronté le terrorisme islamique de l’AIS, puis du GIA (devenu depuis, GSPC puis AQMI) durant la décennie noire ; c’est à dire au plus fort du terrorisme sanglant qu’ont fait subir les islamistes aux civiles algériens et qui s’est soldé par plus de 200 000 victimes.

Le Mouvement citoyens reproche au gouvernement algérien de ne pas avoir respecté ses engagements. El Watan rapporte que « des membres de la coordination nationale de la garde communale, reprochent aux pouvoirs publics de ne pas avoir « répondu favorablement à leurs points de revendications soulevés dans le passé concernant notamment la prise en charge sérieuse des familles des éléments victimes de terrorisme, le cas également des agents licenciés et plusieurs problèmes liés essentiellement au devenir des agents qui n’ont pas rejoints les entreprises publiques et le corps de l’armée nationale, comme il a été décidé par les pouvoirs publics à leur tête le ministère de l’intérieur ».

Toujours selon El Watan, « M Lahlou rapporte que des milliers d’agents, désarmés par les services de sécurités se retrouvent sans emploi, bien que l’Etat s’était engagé à leur procurer des postes de travail dans les entreprises publiques ».

Le pouvoir algérien, devenu gravement amnésique, ne semble pas se soucier des milliers de citoyens qui ont répondu à l’appel de la création de « groupes d’autodéfense » en 1994 dans le but d’assurer la sécurité des citoyens, sensée être du ressort exclusif des corps de sécurité algériens.

Ces groupes d’autodéfense avaient été tellement efficaces qu’en 1996, le régime algérien les a officialisés par un décret portant création de la garde communale. Ces éléments de la garde communale seront systématiquement sollicités par les unités de la police, de la gendarmerie et de l’armée algérienne dans la lutte contre le terrorisme.

Ironie du sort, aujourd’hui ce sont les terroristes qui ont massacré les civils algériens durant plus de 10 ans qui sont indemnisés et protégés par les institutions de l’Etat à travers la loi scélérate de la « concorde civile ».

Ceux qui ont assuré la sécurité des citoyens, 10 années durant sont priés de rentrer bien sagement chez eux sans aucune prise en compte du sacrifice auquel ils ont consenti, tandis que les terroristes que l’on nomme « repentis » sont rentrés chez eux avec la garantie d’une indemnisation, un casier judiciaire vierge et l’assurance de ne pas être importunés par les victimes du terrorisme.

zp,
SIWEL 191728 NOV 12

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