Algérie de la loi fondamentale ou de la loi du casque. Arabité-islamité le duo infernal du fascisme algérien

TRIBUNE (SIWEL) — Il en est de la constitution algérienne comme d’un opus sur la théorie fasciste et négationniste.
Le premier coup de torchon de ces histoires de constitution algériennes est cette malformation congénitale contenue dans le mémorandum à l’essence dictatoriale de Messali Hadj déposé à l’ONU en 1948. Ce mémorandum porte en lui un gène incompatible avec l’Histoire, la géographie et la composante humaine de l’Afrique du Nord. Il produira une tare et une dégénérescence qui font de ce pays appelé « Algérie » une entité hybride en somme un mutant violent.

L’agent pathogène identifié est l’arabité sous-tendue par l’islamité, deux éléments intrinsèquement liés. L’arabité de l’islam et l’islamité de l’arabité.

Le premier avatar né de cette union est identifié dans le préambule de la première constitution de 1963 avortée deux ans plus tard par le criminel tortionnaire Boumediene en 1965 « L’Algérie se doit d’affirmer que la langue arabe est la langue nationale et officielle et qu’elle tient sa force spirituelle essentielle de l’Islam » ensuite qu’elle « Elle est partie intégrante du Maghreb arabe, du monde arabe et de l’Afrique » et pour souligner encore que « L’Islam est la religion de l’État ».

Les mots Tamazight ou Amazigh, n’existent nulle part dans cette constitution. Imbu de sa force militaire après avoir lâchement LIQUIDÉ les leaders Kabyles dans le maquis, le clan d’Oujda s’impose. Comme pour bien signer l’arabité de cette « Algérie » Ben Bella, ânonne 3 fois, telle une profession de foi musulmane « la chahada » « nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes ».

Dans la constitution de 1976 outre qu’il est spécifié que l’islam est la religion de l’état, dans l’article 3 il est relevé : « L’Arabe est la langue nationale et officielle. L’Etat oeuvre à généraliser l’utilisation de la langue nationale au plan officiel ». En cette ère du tortionnaire Boumediene, la campagne d’arabisation bat son plein malgré les recommandations contraires d’un Lacheraf qui recommandait la prudence en ce domaine.

Dans cette constitution qui vient 3 ans après le déclenchement des hostilités politiques et diplomatiques avec le Maroc suite à l’ingérence algérienne dans le conflit du Sahara Occidental en 1973, le pouvoir colonial algérien se sent dans la nécessite de légitimer sont intrusion dans les affaires intérieures de son voisin. En son Article 92 : « La lutte contre le colonialisme, le néo-colonialisme, l’impérialisme et la discrimination raciale, constitue un axe fondamental de la Révolution. La solidarité de l’Algérie avec tous les peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine dans leur combat pour la libération politique et économique, leur droit à l’autodétermination et à l’indépendance, est une dimension essentielle de la politique nationale ».

Cet article 92, fait référence de façon insidieuse à l’article 2 de la charte de l’ONU « Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde » il vient, s’il en est besoin, justifier l’ingérence de cette « Algérie » dans les affaires Marocaines au sujet du Sahara occidental. Mais mal lui en a pris à cette « Algérie » perfide, cet article pernicieux qu’on retrouve, dans toutes les révisions constitutionnelles, celle de 2002, 2008 et 2016 se retourne contre elle. Et pour cause.

Le Mémorandum adressé à l’ONU le 28/09/2017 par la Kabylie pour revendiquer la reconnaissance formelle de son droit à l’autodétermination repose sur cet article 2 de la charte des Nation Unies qui reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Est pris qui croyait prendre » comme le dit l’adage.

Cette « Algérie » nie d’abord la Berbérité de ce territoire qu’elle reconnaît ensuite dans ses dernières constituions, pour la remiser, in fine, dans le musée de son patrimoine national. Elle se permet même de l’édulcorer dans un nouveau concept, une Amazighité arabisée par l’islam, non rien moins que ça.

Se prévalant d’une légitimité historique indue, ces planqués des frontières, le clan d’Oujda, dont fait partie Bouteflika, se permet d’initier une politique étrangère hasardeuse. Usant de l’aura et de la victoire politique sur le colonialisme Français acquise grâce à l’intelligence politique et stratégique des leaders Kabyles, ces nécrophages de la mémoire des véritables révolutionnaires Kabyles assassinés pour la plupart d’entre eux, veulent se faire une place sur la scène politique internationale. En somme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.

Les sujets ne manquent pas, Sahara occidental, Palestine, Afrique du Sud, Iran, Liban, Mali etc…Ignorant que cette place requière d’être assis sur une force économique et militaire, une intelligence politique, une légitimité populaire nationale etc… En somme tous les atouts d’une puissance régionale ou mondiale que cette « Algérie » ne possède pas.

Tout retombe sur la tête de ces voyous qui ont voulu jouer dans la cour des grands avec en prime une guerre civile dans leur cour. Dans l’anarchie qui s’ensuit elle leur permet toutefois d’éliminer une bonne partie des intellectuels et de l’élite Kabyles.

Leur souci, exister sur la scène politique internationale et écraser la scène politique intérieure. Ils ont réussi sur le dernier point où ils ont écrasé par la force de la baïonnette d’un côté et de la corruption de l’autre tout opposant et tout parti.

C’est dans la constitution de 1996 qu’apparait le caractère Amazigh de cette Afrique du Nord à travers une terminologie frileuse « le royaume numide » mais toujours accompagnée de la néanmoins « épopée de l’islam » pour relativiser la dimension Berbère avec la diversité de ses religions. Toutefois il est bien spécifié dans un ordre chronologique bien distinct que « les composantes fondamentales de son identité (que) sont l’Islam, l’arabité et l’amazighité ». L’Amazighité, un terme qui prend ensuite une dimension politique, bien vague à dessein. Il tend à noyer les Nations Kabyle, Mozabite, Targuie, Chaouie etc…Dans ce concept vaseux pour mieux les nier et ce, même dans leurs particularismes. À l’opposé et en exemple pour illustrer le propos, parle-t-on de la Latinité de la France, de l’Italie, de l’Espagne… pour nier le caractère national de ces pays ? La France est avant tout la France, Nation et République Françaises avant d’être Latine tout comme se définissent les autres nations Latines et Slaves. La Russie est Russe avant d’être Slave.

Depuis la constitution de 1989 le pouvoir colonial arabo islamique tient à affirmer et à réaffirmer dans les constitutions qui ont suivi « L’Algérie, terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain ». La dimension Amazighe disparaît ici. Comprendre, que la primauté de l’islamité et de l’arabité de cette terre annihile toutes autres composantes ethniques ou religieuses.

Soulignons à cet égard que le pouvoir colonial algérien n’exige pas et n’institue pas aux Berbères de ce territoire le paiement d’une djizîya (impôt) payé par les non musulmans et les non arabes en territoires considérés comme arabes. Enfin jusqu’à présent.

Mais indirectement, seule la Kabylie est soumise à une fiscalité draconienne qui confine au racket quand d’autres villes d’ « Algérie » y échappent grâce à la complaisance des autorités à l’égard de la fraude fiscale qui s’y commet. Même le ministre de l’économie algérien a reconnu que sur les 48 wilayas de ce pays seulement 12 paient leur fiscalité. Sur ces 12 wilayas 7 sont Kabyles. Ce pouvoir colonial, en plus de cette fiscalité, procède au siphonage de l’eau des barrages de Kabylie et du vol des autres richesses naturelles. Il se rattrape bien par cette fiscalité discriminatoire et ce pillage des richesses naturelles du pays Kabyle. La Djiziya maquillée.

Dans la révision de la constitution de 1996 suivie de celle de 2002 et 2008* Tous les articles, concernant ce bouquet négationniste des principes généraux de la société algérienne sont pareils il y a juste l’ajout de l’article concernant Tamazight Art. 3 bis [Révision constitutionnelle du 10 avril 2002 adoptée suivant la procédure prévue à l’article 176 de la Constitution]- Tamazight est également langue nationale. L’Etat oeuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national. Cet ajout vient dans une période très trouble sur le plan politique intérieur, avec ses 250 000 morts, ses milliers de disparus et ses assassinats politiques.
Cette reconnaissance est vite renvoyée aux calendes Grecques quand en parallèle cette junte militaire qui vient de briser des dizaines de milliers de vies algériennes accélère, développe et approfondit l’arabisation et la salafisation de tout le pays.

La constitution de 2016 est révisée dans l’urgence panique. Parmi les « personnalités » consultées se trouve un terroriste notoire, Madani Mezrag, qui a revendiqué, à la télévision algérienne « yeux dans les yeux », devant 40 millions d’algériens, l’assassinat d’un jeune militaire algérien blessé qu’il a achevé froidement et récupère sa Kalachnikov en trophée de guerre.

Sous la pression du Tsunami Indépendantiste Kabyle initié par le MAK et l’Anavad sous la présidence de Mas Ferhat Mehenni, le pouvoir colonial arabo-islamique tente un recul stratégique pour casser cette dynamique souverainiste. Il lâche quelques miettes qui satisfont plus les KDS (Kabyles de Service) inquiets de devoir choisir entre la Kabylie indépendantiste et leur allégeance à cette idéologie arabo-islamique.

Ces KDS sautent sur cette reconnaissance factice pour la présenter comme une victoire Amazighe et comme un signe de bonne volonté de cette junte militaire envers la Kabylie. Dans leur élan servile, ils vont même ânonner et rêver d’une « Algérie » plurielle et démocratique, au moment où des centaines d’activistes politiques pacifiques sont arrêtés et jetés en prison. L’un d’entre eux le journaliste Mohamed Tamlat meurt en prison, l’opinion nationale et internationale suivent quasiment en direct cette mort lente. En dépit de sa grève de la faim, la junte militaire, cette nouvelle caste de narcotrafiquants lui refuse toute liberté ou soins. Merzouk Touati, un autre journaliste citoyen pacifique subit le même sort, il est actuellement à son premier mois de grève de la faim pour dénoncer son procès injuste et sa condamnation immonde à 7 ans de prison pour avoir réalisé un entretien téléphonique avec un diplomate Israélien. Un crime dans ce pays raciste et antisémite.

Les voyous d’El Mouradia, dans un recul tactique, louvoient et biaisent la question identitaire et linguistique.

Dans l’Art. 3.2 —Il est écrit que « L’Arabe est la langue nationale et officielle » pour ensuite souligner que « L’Arabe demeure la langue officielle de l’Etat », la précision apportée dans l’article « LA » signifie in extenso que la langue arabe est la seule et unique langue à être nationale et officielle de l’Etat algérien comme l’ont relevé tous les experts.

Dans l’Art. 4.3 —Comme pour amoindrir sa reculade et donner un caractère facultatif à cette Amazighité, il est indiqué que Tamazight « est également » langue nationale et officielle. L’adverbe « Également » vide cette officialisation de tout son poids juridique. La suite de l’article renseigne sur le sens que le pouvoir colonial donne à cette officialisation. Son application est conditionnée à …des travaux de recherche, fastidieux en l’espèce, en somme des travaux de Sisyphe, pour la concrétiser à … « Terme ». Comprendre peut être dans un siècle ou deux, d’ici là, vous l’aurez compris, la Kabylie aura disparu sous le rouleau compresseur de l’arabisation. La campagne « Iqra » d’alphabétisation de nos vieilles Kabyles, financée à hauteur de plus de 16 millions d’euros par les Qatariens nous renseigne sur l’ampleur des moyens financiers mis en oeuvre.

Au demeurant, aucun budget colossal tel celui accordé à l’arabe ne vient, pour le moins confirmer cette volonté d’officialiser Tamazight.

Il faut souligner que depuis 1996, année où cette question linguistique est « prise en charge » par le pouvoir colonial aucune avancée fut-elle minime n’est venue concrétiser ces « promesses ». Des miettes seulement ont été engrangées. Par contre beaucoup de sang Kabyle a coulé, trop même !

Last but not least, il faut souligner que depuis la constitution de 63 à celle d’aujourd’hui, quelque soient les miettes, oui des miettes de Tamazight présentées comme des avancées importantes, ce pouvoir colonial arabo islamique a tenu à consolider encore plus son idéologie arabo islamique.

Que ce soit dans sa loi fondamentale ou de par sa politique d’arabisation forcenée.

Telle une litanie, répétée depuis 1963, comme pour convaincre de ce mensonge et de ce révisionnisme de l’histoire humaine et géographique de l’Afrique du nord, cette phrase revient dans tous les préambules « L’Algérie, terre d’islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain ». Dans la version arabe de 2016 elle est plus encore sans aucune ambiguïté l’ « Algérie » est une « terre arabe » : الجزائر، أرض الإسلام، وجزء لا يتجزّأ ‮ ‬من المغرب العربيّ ‮ ‬الكبير، وأرض عربيّة

Nonobstant le fait que ce pouvoir colonial est souverain dans sa décision d’identifier cette terre comme arabe, il n’en demeure pas moins que cette décision est d’essence fasciste et négationniste.

À cette junte militaire tombée dans le narcotrafic, sans légitimité historique et populaire, il lui est suggéré d’appeler cette terre Suédoise ou Californienne dans ses prochaines constitutions. Ould Abbas la « Suède » et Sellal la « Californie » ne sont-ils pas de bons conseils.

Depuis 1962 à nos jours, le pouvoir colonial a marché sur des milliers de cadavres Kabyles pour imposer cette idéologie fasciste arabo islamique que ses adeptes, à travers le DAECH, Al Qaida etc… tentent actuellement d’imposer au monde entier par la force de l’action terroriste où même les enfants, les femmes et les vieux ne sont pas épargnés et même brûlés vifs.
Croire, ne fut-ce qu’un un instant que ce pouvoir colonial algérien, acceptera un jour, en son sein une autre ethnie que celle arabe ou une religion autre que l’islam, est une illusion mortelle.
Aussi loin que nous remontons dans l’histoire des arabes, aucune ethnie, religion ou langue autre que l’arabe n’ont été acceptées en leurs territoires. Aucun statut administratif n’a été accordé aux étrangers à l’arabité et à l’islamité excepté celui de Dhimmis.

Au contraire ces étrangers sont appelés à développer de l’affection et de l’amour envers l’islamité et l’arabité. En somme s’y fondre, auquel cas contraire, la répression, la mort ou l’exil sont au menu. Les Druzes, les Kurdes, les Berbères, les Chrétiens d’Orient particulièrement les Coptes subissent à ce jour ce fascisme et ce négationnisme. L’éphémère président islamiste d’Egypte, Morsi, n’a-t-il pas envisagé de rétablir la Djiziya aux Coptes en… 2012 ?

Aujourd’hui devant l’avancée inexorable du souverainisme Kabyle, le pouvoir colonial algérien, recule, louvoie, biaise, tergiverse, manipule en maniant la carotte et la matraque dans l’espoir de gagner du temps tout en mettant les bouchées doubles dans sa politique d’arabisation et de salafisation.

Il est à souligner à ce propos que toutes les « constitutions » algériennes depuis 2008 à 2016 commencent par la (Basmallah), la profession de foi musulmane, qui était absente dans les précédentes. Les présidents algériens « élus » prêtent serment la main sur le coran. L’ « Algérie » est une république islamique qui ne dit pas son nom.
Dans le bouquet des articles premiers et les préambules des différentes lois fondamentales, le statut religieux est énoncé en premier, faisant de l’islam la religion de l’état constituant ainsi le premier postulat et ferment de l’identité nationale algérienne.

L’islamité est renforcée ainsi dans son aspect religieux et cultuel par une affirmation identitaire politique.

Si ce pays appelé « Algérie » est une terre arabe, pourquoi serait-il Amazigh et si l’ « Algérie » est une terre Amazigh pourquoi serait-elle terre arabe ?

Ou bien ce pouvoir arabo-islamique tombé dans le narcotrafic dit la vérité, dans ce cas il ment ou bien il ment et dans ce cas il dit la vérité.

L ‘ « arabité » nœud Gordien, un boulet idéologique contenu dans le Baâthisme importé d’orient devient un dogme qui entraine ces colons dans la négation volontaire même de la Berbérité de ce territoire et dans la falsification de son Histoire.

Ce dogme édicté par l’idéologie pan arabiste, appliqué et garanti sans réflexion, ici au niveau de l’ « Algérie » par un pouvoir colonial dictatorial devient une pensée, une certitude, un concept négationniste incontestable.
Toutes les constitutions algériennes ont cette tare de porter la négation de l’autre, celui qui n’est pas arabe ou musulman.

Imposée par la force de la loi du casque et sa violence y inhérente, cette idéologie arabo islamique est d’essence fasciste et le mot est faible devant tant de crimes commis en son nom.

D’autres aberrations et des non-sens existent dans cette constitution mais ces questions sont algéro-algériennes.

La Kabylie, force dynamique et fer de lance de toutes les revendications ne peut accepter d’être phagocytée par cette « Algérie » arabo-salafistes fasciste. En niant la Berbérite de ce territoire, Tamazgha, c’est toute la Kabylie dans toutes ses dimensions, Culturelle, Linguistique, Identitaire, Nationale, Historique et Civilisationnelle qui risque de disparaître à longs termes. Aujourd’hui les Kabyles vivent en « Irviven »*, en étrangers sur le propre terre ancestrale.

La lutte pour l’indépendance de la Kabylie a dépassé ce concept de Tamazight, aujourd’hui, le combat Kabyle est dans un nouveau format, celui de TAQVAYLITE, Ethnie, Langue, Nation, Nationalité, Culture et Civilisation dans une Kabylie INDÉPENDANTE.

La Kabylie, Taqvaylite, Nation et Société, n’est pas à inscrire ou à réduire à un statut (linguistique ou administratifs), son destin et son avenir sont dans un ÉTAT LIBRE ET INDÉPENDANT qu’elle va arracher contre vents et marrées.

Par Ifilku Nughalad

*JORADP N°76 du 8 décembre 1996 modifiée par : Loi n°02-03 du 10 avril 2002 JORADP N°25 du 14 avril 2002 Loi n°08-19 du 15 novembre 2008 JORADP N°63 du 16 novembre 2008

*Enfant né d’un premier mariage, un demi-frère.

SIWEL 131400 AOU 18

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