Algérie coloniale

Il y a 15 ans, Md Oulhoucine Lamara succombait à la balle d’un tireur de la gendarmerie coloniale

MICHELET (SIWEL) — Cela s’est passé le 28 Mars 2002. En plein printemps noir, alors qu’il n’était âgé que de 19 ans, Mohand Oulhoucine Lamara a été visé par un sniper de la gendarmerie algérienne qui ne lui a laissé aucune chance de survie.

Un recueillement sur la tombe du martyr kabyle a eu lieu aujourd’hui en présence de la famille et de quelques citoyens à Tacekkirt, At Vu Yusef, où une stèle a été érigée à la mémoire du défunt. Notre correspondant a regretté que cet événement soit passé inaperçu à cause d’un manque d’information.

Mohand Oulhoucine fait partie des derniers martyrs de la Kabylie durant le printemps noir. En cette journée du 28 mars 2002, lui et plusieurs autres jeunes se tenaient en face de gendarmes qui lançaient des bombes lacrymogène, lors que soudain, un gendarme a tiré, depuis la guérite, sur Mohand Oulhoucine lamara.

Transporté à l’hopital d’Iferhounène, il est décédé à la porte de la clinique. Plus tard, son père a déposé plainte contre la gendarmerie de Tacekkirt mais celle-ci a essayé de coller ce crime à la police communale sise juste à côté de la brigade de la gendarmerie coloniale.

Son père a rappelé qu’au moment de l’enterrement du jeune martyr, la gendarmerie a envahi le cimetière et a lancé des bombes lacrymogènes sur les présents.

Aujourd’hui 29 mars, c’est l’anniversaire de l’assassinat d’un autre martyr kabyle, Azzedine Yousfi, assassiné par la gendarmerie algérienne Tassaft Ouguemoun, At Yanni, alors qu’il était âgé de 36 et père de 2 enfants. Il serait le 126e martyr du printemps noir.

Le 29 Mars 1959, c’est le Colonnel Amirouche qui a été assassiné par la France coloniale, avec la complicité de responsables algériens, mais là c’est une autre histoire.

Azzedine Yousfi, martyr du printemps noir

nbb
SIWEL 292111 Mar 17

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