Yennayer 2018 : Elément d’une offensive contre le MAK
ⴰⵏⴰⵠⴰⴷ  ⴰⵇⵠⴰⵢⵍⵉ  ⵓⵄⴺⵉⵍ
ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
ANEΓLAF AMENZU
LE PREMIER MINISTRE

 

Fin novembre-début décembre 2017, le pouvoir colonial, basé à Alger, manœuvre pour désarçonner le MAK-Anavad et faire dégringoler la revendication d’indépendance de la Kabylie vers celle de la culture, de la langue et de l’identité. Bref, il rêve toujours de ramener le peuple kabyle aux luttes dépassées de 1980. Il cherche à réanimer l’illusion d’une algérianité qu’il lui refusera toujours tant que l’arabisation n’aura pas eu le dessus.

La naissance du MAK au Printemps noir (2001) a marqué une rupture avec la vision des années 80. La mise sur pied de l’Anavad (le Gouvernement provisoire kabyle en exil, le 01/06/2010), est, lui, un point de non-retour. Désormais, pour la Kabylie, il n’y a de salut que dans son indépendance.

Après avoir échoué maintes fois à déstabiliser, de l’intérieur, le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) qui, rappelons-le, est un mouvement de libération nationale pacifique, Alger tente une nouvelle stratégie, déjà vouée à l’échec. Elle combine répression, allumage de contre-feux à travers la création d’organisations concurrentes du MAK et effets d’annonces à travers des mesurettes pour remettre la Kabylie sous le joug algérien.

Tout en continuant d’arrêter quotidiennement des militantes et des militants du MAK, après avoir révélé une nouvelle fois sa véritable nature raciste à l’encontre de tout ce qui est kabyle, en refusant la proposition d’une loi de promotion linguistique amazighe, des marches gigantesques ayant mobilisé près d’un million de citoyens ont eu lieu en Kabylie, début décembre 2017. Les drapeaux kabyles qui ont fleuri toutes ces manifestations de rue des étudiants, lycéens, collégiens et écoliers, ont fait échec à la tentative de rétrograder le niveau politique des Kabyles. Tout le monde a compris que la langue kabyle a besoin de son Etat indépendant et non d’un misérable statut colonial.

C’est sous cet éclairage qu’il y a lieu de comprendre tous les derniers événements survenus sur la scène kabyle.
En décrétant ce mercredi, soit cinq ans après le gouvernement provisoire kabyle (voir décret N° GZM/2013/12/ASAN/02 sur le site du Journal Officiel de l’Anavad), Yennayer journée fériée, Alger ne cherche qu’à noyer le poisson et à faire oublier la féroce répression qu’il vient d’exercer contre les marches de la Kabylie en décembre. Par ailleurs faire un timbre postal à l’effigie de Mouloud Mammeri, au moment où l’usage du courrier par la poste est pratiquement révolu, fait sourire.

Le pouvoir colonial fait ces annonces pour légitimer une contre-marche à Tizi-ouzou le 12 janvier prochain où se déroule depuis 2009 celle revendiquant l’autodétermination de la Kabylie. Il a déjà usé de la même ficelle le 20 avril 2017, en y faisant venir, des autres régions d’Algérie des manifestants pro-colonialistes. Il veut rééditer le coup de montrer à la télévision des images de Kabylie qui lui sont favorables.

Le MAK-Anavad appelle toute la Kabylie à marcher dans les rangs du MAK avec les drapeaux kabyles dans les trois capitales de la Kabylie le 12/01/2018.

Aucune manœuvre, aucune entourloupe ne sera de nature à troubler ou à freiner la lutte pacifique du peuple kabyle vers son indépendance.

Vive la Kabylie indépendante.
Vive le peuple kabyle souverain.

Exil, le 28/12/2017

Pour le MAK-Anavad,
Mas Zidan At Vlefdel (Zidane Lafdal, selon l’état civil colonial)
Premier Ministre
Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad)

—30—

 

SIWEL 282134 Dec 17 UTC

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