Yennayer chômé et payé : L’arnaque d’un pouvoir colonial algérien aux abois

CHRONIQUE (SIWEL) — Sous les coups de boutoir politiques portés inlassablement par le mouvement souverainiste kabyle MAK-Anavad et à sa tête le Président du Gouvernement provisoire kabyle en exil Mas Ferhat Mehenni qui a placé la cause Kabyle dans les sphères de la politique internationale, le pouvoir colonial d’Alger incarné par une entité mafieuse qui se donne les attributs d’un état recule encore sur la question Kabyle.

Cette entité vient de déclarer que le 12 janvier, date du nouvel an Berbère, à partir de 2018, sera chômé et payé, pour ainsi dire, la belle affaire quand on sait que cela ne lui coûtera rien, du moins pour 2018 et 2019, dont le 12 janvier tombera un vendredi soit un jour de week-end en Algérie.

À l’instar de l’année 2016 qui a vu une progression inexorable de l’indépendantisme kabyle, et où le pouvoir avait reculé en procédant à l’officialisation en peau de chagrin de la langue Berbère, cette entité récidive encore pour reculer en déclarant le premier jour de Yennayer, férié et chômé.

Mais qu’on ne s’y trompe. Cette reconnaissance perfide vient après près de deux semaines de grèves et de manifestations des écoliers, des lycéens et des étudiants Kabyles qui ont été réprimés et où même la résidence de filles de Tuvirett (ex Bouira) a été envahie par les baltaguias du pouvoir colonial qui espéraient ainsi faire peur pour faire cesser les marches et les rassemblements où les slogans pour l’indépendance de la Kabylie ont tonné.

Mais à travers la lecture du communiqué de ce pouvoir colonial nous constatons qu’il persiste dans son négationnisme identitaire et civilisationnel de la Kabylie.

Outre la date de Yennayer, ce pouvoir colonial enjoint à son gouvernement de créer une « académie algérienne de la langue amazighe (sic) ».

Et pourquoi pas donc une académie chinoise de la langue amazighe diront les Kabyle qui soulèvent avec ironie ce non-sens et cette incartade ?

Dans son élan négateur, ce pouvoir colonial prend soin de ne pas nommer Tamazight en Berbère et dans un détour sémantique il parle de « la langue Amazighe ».

La junte militaire rappelle aussi son crédo négationniste inscrit dans sa constitution dans la définition «de notre identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe»

Ainsi l’identité de ce pays appelé « Algérie » est avant tout dans sa dimension religieuse, ensuite arabe et après Amazighe, falsifiant et minorant ainsi d’un trait perfide toute la dimension historique Berbère de cette région d’Afrique du nord.

Devant le constat amer fait par ce pouvoir colonial d’une progression massive, inexorable et irréversible de l’indépendantisme Kabyle qui est porté sur la scène internationale, le pouvoir colonial après avoir tenté vainement d’empêcher le dépôt du mémorandum à l’ONU, louvoie, tergiverse et ruse en lâchant des miettes croyant ainsi détourner le combat de Kabyles pour l’Indépendance vers des questions linguistiques ou de commémoration.

Comme l’a martelé notre président à propos de la question linguistique « la langue Kabyle n’a pas besoin d’un statut mais d’un ÉTAT » et les Kabyles luttent pour l’INDÉPENDANCE de la Kabylie.

Tout le reste n’est que fioritures et esquives d’un pouvoir colonial illégitime même auprès des algériens qui va de reculades en reculades pour tenter de juguler pense-t-il l’Indépendantisme du peuple kabyle irrédentaire.

nbr/wbw
SIWEL 281606 Dec 17 UTC

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