Victoire des militants kabyles du MAK face au chantage de la police coloniale algérienne

KABYLIE (SIWEL) — En récupérant leurs papiers d’identité, le groupe des 25 militants de la Coordination MAK de Tizi Ghenif, ont remporté une victoire éclatante qui ouvre la porte à tous les militants dont les pièces d’identité, passeports et permis de conduire ont été illégalement saisis ou bloquées par les autorités coloniales algériennes.

Après la réussite magistrale des marches pour l’indépendance de la kabylie du 20 avril 2018, le pouvoir colonial algérien ne sachant plus quoi faire, enfreint même ses propres lois.

Par le biais de leurs forces d’occupation en Kabylie, vingt-cinq braves militants de la coordination Tizi Ghenif ont été arrêtés et séquestrés le jour de la marche et leurs papiers confisqués.

Dès le lendemain, les militants se sont présentés au commissariat central de Tizi Ouzou pour récupérer leurs papiers. C’est alors que l’officier de police leur signifie que la récupération des papiers est conditionnée par la signature des procès-verbaux que la police a unilatéralement concocté à l’avance pour chaque militant.

Tout en affirmant leur détermination à mener notre combat jusqu’à la victoire, les valeureux militants ont refusé catégoriquement de signer les dits procès verbaux. De fait, ils sont retournés chez eux sans leurs papiers.

Après une réunion de concertation entre les militants, à l’initiative du Président de la Coordination Ouest  du MAK, Mas Lounes Hamzi, il a été décidé à l’unanimité qu’il fallait résister au chantage des autorités coloniales et de faire valoir leurs droit de récupérer leurs documents. C’est ainsi qu’un nouveau déplacement a été effectué au commissariat central de Tizi Ouzou.

C’est alors que par la conjugaison de leur détermination, celle du Gouvernement provisoire kabyle en exil qui a, à plusieurs reprises, dénoncé vigoureusement à force d’arguments de Droit ces abus, les militants ont pu récupérer leurs documents.

Sachant que dans cette situation de peuple sans Etat, comme lors de la colonisation française, comme tous les peuples qui luttent pour leur indépendance, nous ne pouvons faire autrement que d’être assujettis à ces documents « officiels » pour pouvoir se déplacer, voyager et le pouvoir colonial algérien doit se soumettre aux lois internationales qui garantissent « le droit de circuler librement ». Une fois la Kabylie indépendante, les citoyens Kabyles disposeront de leurs propres passeports kabyles officiels.

D’ailleurs, en agissant ainsi notamment par le blocage illégal des passeports, un chantage odieux juste pour punir les militants et essayer en vain de les décourager, par ces méthodes, c’est une façon de renforcer notre combat et une manière implicite de reconnaître la justesse de notre lute pour l’indépendance.

Le Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) envisage prochainement des actions conjointes en Kabylie et dans la diaspora (France, Canada partout où c’est le cas pour le déblocage des passeports ) !

mi/tbt/wbw
SIWEL 271010 AVR 18

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