TUNIS (SIWEL) — Évènement majeur depuis la chute du président Ben Ali en janvier dernier, la Tunisie va vivre aujourd’hui dimanche 23 octobre le premier scrutin démocratique de son histoire. A l’issue de celui ci, une Assemblée constituante doit être formée. Onze mille candidats pour 217 sièges à pourvoir, les chiffres sont révélateurs des enjeux énormes pour un renouveau démocratique.

 

Tunisie : élection d'une Assemblée constituante pour consolider la révolution
L’ Assemblée constituante devra consolider les acquis de la révolution. Les députés débattront sur le mode de désignation du futur chef de l’ État. D’ici là, l’actuel président et son gouvernement restent aux affaires. Mais les élus devront surtout travailler à la rédaction de la nouvelle Constitution : choisir entre régime parlementaire ou régime présidentiel, décider quel sera le degré de séparation entre les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires. Il faudra aussi répondre à la question de quelle place du religieux dans le politique.

L’ancrage de la démocratie est l’enjeu de ce scrutin. La liberté de parole est là, les partis sont présents. Sur les quelques sept millions d’électeurs potentiels, il n’y cependant qu’un peu plus de la moitié à s’être inscrits sur les listes électorales. Le taux de participation sera un indicateur important.

Pas moins de 11 000 candidats se présentent pour les 217 sièges à pourvoir.

cc
SIWEL 230556 OCT 11

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