AGOUNI GUEGHRANE (SIWEL) — Après 2001 et les assassinats d’enfants, la gendarmerie algérienne n’en a pas fini avec la Kabylie. On s’en souvient, la sœur de Slimane Azem, décédée le 25 juin dernier, a été enterrée sur les terres familiales à Agouni Gueghrane. On se souvient surtout de la polémique qui s’en est suivie et qui avait mis en scène l’attribution du terrain où devait être enterré Nna Hedjila à la construction d’une nouvelle brigade de gendarmerie

 

Une année après ce scandale qui avait soulevé l’indignation générale en Kabylie, la population d’Agouni Gueghrane se réveille à une évidence : le régime colonial d’Alger a de la suite dans les idées. Le village, tout entier mobilisé pour l’enterrement dans cet endroit, n’en a pas fini avec les conséquences de son entêtement et son refus d’y héberger une caserne.

Cette fois c’est le personnage le plus vpmi de la commune – comprenez le maire RND et dont l’APC est en banqueroute -, qui a pris le relais des gendarmes, en portant plainte contre les Azem, coupables d’après lui d’avoir enterré Nna Hadjila sur la terre de ses ancêtres…Pas moins!

Comme le village projette de rapatrier dans l’avenir la dépouille du poète Slimane Azem pour l’enterrer "chez lui", dans le même endroit, le maire colonial veut faire d’une pierre deux coups: Empêcher le rapatriement de la dépouille du poète kabyle, et faire cadeau des terres de la famille Azem aux forces coloniales, pour y implanter "sa" caserne de gendarmerie.

Affaire à suivre…

La Kabylie fait à nouveau face au fameux séquestre des terres : la spoliation des terres est une pratique propre au colonialisme.

cdb,
SIWEL 131648 MAI 14

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