MOISSAC (SIWEL) — Le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, Ferhat Mehenni, accompagné des membres du Collectif des Kabyles de Toulouse, s’est recueilli dans la matinée de dimanche 31 janvier, à Moissac, sur la tombe de l’aède kabyle, Slimane Azem

 

La date du 31 janvier est désormais inscrite dans l’agenda officiel de la Kabylie en quête de recouvrer sa souveraineté, puisque tout comme à la même période l’an dernier, le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, accompagné des vaillants militants kabyles de la région regroupés au sein du "Collectif kabyle de Toulouse" qui font un immense travail de réappropriation historique de l’identité nationale kabyle. s’est recueilli vers 11 heures devant la tombe devenue mausolée de Slimane Azem à Moissac, Tarn-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France.

Des gerbes de fleurs et une somptueuse plaque commémorative de reconnaissance du peuple kabyle pour l’immense mérite de Slimane Azem d’avoir restitué à la mémoire collective kabyle des pans entiers de son patrimoine identitaire et de sa culture orale, ont été déposées ce jour.

Le président de l’Anavad, a prononcé un hommage émouvant devant la sépulture de Slimande Azem (1918-1983), cet enfant du pays kabyle, injustement banni de sa terre et isolé des siens par des usurpateurs de l’Algérie indépendante, a enrichi la Kabylie d’un fabuleux répertoire artistique qui enchante encore de nos jours les Kabyles toutes générations confondues : « Je voudrais dire que la Kabylie est reconnaissante à ce grand Homme, un grand poète, comme Slimane Azem, Il a été un pilier de la pensée kabyle. »

« La Kabylie qui a été privée de l’histoire, par l’écriture, n’a jamais cessé de transmettre l’héritage ancestral, par voie orale. C’est grâce à des Hommes comme Slimane Azem, que cette pensée a été fixée, portée et renouvelée ensuite par les générations qui sont venues après. »

« Slimane Azem était l’aéde, le poète, le sage, c’est notre fabuliste, c’est notre Esope, c’est notre La Fontaine, mais c’est aussi notre Kant, notre Schopenhauer, notre Hegel, il était le philosophe de son temps, bien qu’il n’a pas été à l’école, il a eu la meilleure formation par l’école de la vie,  »

Dans l’après-midi, vers 15h30, Ferhat Mehenni, s’est rendu à la ville rose pour y rencontrer la diaspora kabyle toulousaine, venue nombreuse à l’hôtel Saint-Severin de Toulouse où fut organisée une vente dédicace de son dernier ouvrage « NOEL EN OTAGE » suivie d’une conférence-débat sur la situation politique, sociale et économique de la Kabylie, dans laquelle le chef de l’Exécutif kabyle, a informé ses concitoyens sur les réalisations et les projets de l’Anavad sur la scène internationale en esquissant les acquis et les avancées du MAK en Kabylie.

daa/wbw
SIWEL 021036 FEV 16

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