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Un professeur kabyle de linguistique de l’Université d’Ottawa remet en cause la pertinence du mot « Islamophobie »

OTTAWA (SIWEL) — Témoignant devant le Comité permanent du patrimoine canadien (CHPC) sur la motion M-103 appelée « anti-islamophobie », texte dans lequel les membres de la Chambre des communes demandaient au gouvernement du Canada de condamner l’islamophobie au Canada, un professeur de linguistique de l’Université d’Ottawa a exhorté le gouvernement Trudeau à « créer une commission internationale en vue d’aborder la violence intrinsèque dans le Coran » car ajoute-t-il, « elle y est présente, sans le moindre doute ».

Le professeur Karim Achab, d’origine kabyle, a fait sa présentation le mercredi 8 novembre dernier au sujet de la motion portant sur les « formes de racisme et de discrimination religieuse systémiques », qui met l’accent sur « l’islamophobie ».

Démontrant par des arguments pertinents qui ne peuvent souffrir d’aucune ambiguïté, le professeur Achab, ancien ministre de la Langue et de la Culture kabyles au sein du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), a déclaré que « l’islamophobie » est un mot inapproprié et injustifiable.

Il s’est ensuite concentré sur la définition de « l’islamophobie » proposée par de nombreux militants islamistes pro-Motion M-103 : « La peur irrationnelle ou la haine des musulmans qui mène à la discrimination ou à des actes réels de harcèlement ou de violence ».

Karim Achab a suggéré que le mot était un exemple de « création lexicale académique » et, même si l’on a le droit de créer de tels mots, ils ne devraient avoir aucune place dans un parlement dont le rôle est d’adopter des lois.

Analysant le mot « Islamophobie », l’éminent professeur de linguistique a déclaré aux parlementaires que « la phobie est un terme médical faisant référence à un type de trouble mental. » Et pourtant, a-t-il noté, personne ne parle de Coptophobie, même si « les coptes se font tuer quotidiennement en Egypte « .

Faisant allusion au racisme anti-noirs et au génocide des Yézidis par le groupe Etat islamique, le professeur a demandé pourquoi il n’y avait pas de mots comme « Blackophobia » ou « Yazidiphobia » ?

La clarté et le langage explicite du professeur Achab ont donné du fil à retordre aux députés libéraux et à leurs alliés néo-démocrates qui sont restés pantois.

Ce témoignage a été relaté par le quotidien canadien de langue anglaise, le tabloïd Toronto Sun dans son édition du 14  novembre.


Manifestation contre la motion M-103, sur la colline du Parlement à Ottawa, le 21 mars 2017, la veille de son adoption par les membres de la Chambre des communes.

wbw
SIWEL 152300 Nov 17 UTC

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