Printemps Kabyles ou la guerre des mémoires : Le devoir de mémoire des Kabyles face au négationnisme mémoriel du colon algérien

CHRONIQUE (SIWEL) — La Kabylie est dans la dernière ligne droite concernant l’organisation et les préparatifs des grandes marches pour la double commémoration des Printemps Kabyles de 1980 et de 2001.

En Kabylie le 20 avril ou à Paris le 15 ainsi qu’au Québec le 21, tous les Kabyles sont sur le pont pour rendre hommage à nos jeunes manifestants pacifiques déchiquetés à l’arme lourde par la soldatesque du pouvoir colonial algérien.

En Kabylie les affiches appelant à la marche fleurissent de partout et des milliers de tracts sont semés pour compenser les affiches déchirées par les Baltaguias du pouvoir colonial et ses nervis à la nuit tombée. Des meetings sont aussi organisés pour appeler à la marche.

A Paris c’est aussi l’effervescence, campagnes d’affichage, interventions dans les radios locales à Toulouse, Lyon, Paris. Intervention du président Mas Ferhat Mehenni sur VL une télé Française et adresse d’une lettre au peuple Kabyle dans laquelle il l’invite à investir la rue « comme un seul homme pour montrer au monde entier sa volonté d’indépendance telle qu’exprimée dans le mémorandum déposée le 28/09/2017 à l’ONU ». D’autre part un service de co-voiturage est mis en place dans différentes villes de France pour faciliter les déplacement, ainsi que la mise en place d’un service de bus.

Au Québec c’est le même scénario, où nos frères préparent cette marche avec beaucoup de ferveur.

Nouveauté, cette année, les marches Kabyles se verront rythmées par un Chant National Patriotique Kabyle, composé par Dda Ṭeyyev n At Ɛemṛuc et chanté par un chœur d’artistes Kabyles engagés.

C’est dans ce sentiment du devoir de mémoire à accomplir et de l’obligation morale à honorer, que les Kabyles s’apprêtent à marcher et à revendiquer aussi l’indépendance de la Kabylie pour ne plus avoir à revivre ces boucheries et ces bains de sang.

Face à l’engouement des Kabyles pour la marche et la lutte pour l’indépendance de la Kabylie, une Kabylie certes occupée mais vivante et dynamique qui agit, il ya une Algérie ruinée, humiliée et mortifiée d’être raillée dans le monde suite aux mille milliards de dollars dilapidés dans la corruption et le vol en une dizaine d’années.

À la question de l’indépendance de la Kabylie et au défi politique posés par le MAK, le pouvoir colonial saisi par la misère du sachet de lait introuvable dans le bled, avec un personnel politique pauvre de comportement, raciste et antisémite, sans imagination politique et avec un président absent, n’a d’autres réponses à donner à la Kabylie qu’un quadrillage militaire à l’instar du plan Challe colonial de triste mémoire.

À cette anarchie politique aggravée par les luttes entre les clans, s’ajoute la pression politique exercée par la vermine islamiste grassement entretenue au besoin, qui conditionne son soutien au pouvoir colonial en contrepartie de la liberté de gérer la salafisation et particulièrement l’arabisation des Kabyles à travers les mosquées.

En prévision des marches en Kabylie, le pouvoir colonial algérien, dresse et engraisse ses chiens dans les casernes. C’est la double ration pour tous.

Trois hommes sont chargés de mettre en œuvre ce plan. Le Chaoui Gaid Salah, le Tlemcenien Hamel (confiance et équilibrage des clans oblige) et bien sûr le chef de la Gestapo algérienne, Bachir Tartag, plus à l’aise dans la surveillance des militants indépendantistes Kabyles que dans la chasse aux véreux et aux félons qui ont ruiné ce bled et mis sa sécurité en danger.

Enfin cela ne nous regarde pas sur ce dernier point. Charbonnier est maître chez lui.

C’est dans ce magma et cette pléthore de traîtres que, certains Kabyles friands de la Khobza et de la promiscuité avec les voyous, émergent pour tenter de casser encore plus la Kabylie.

Sans honte aucune quant à leurs fréquentations de la pire espèce de voyous, de repris de justice, d’assassins notoires qui ont revendiqué « yeux dans les yeux », face aux familles des 250 000 victimes et 70 000 disparus et les assassinats des algériens avec la complicité des services de ce bled, ces Kabyles dépourvus de conscience, aveuglés par les miettes jetées avec dédain et mépris, osent accuser les Kabyles d’extrémisme politique, parce que indépendantistes et amoureux de leur mère patrie la Kabylie.

Le pouvoir colonial submergé par le Tsunami indépendantiste a fait de la Kabylie une mosquée et une caserne à ciel ouvert pour tenter de juguler l’aspiration des Kabyles à l’indépendance.

Empêcher les marches commémoratives, tel est le souci de ce pouvoir colonial, et ce, non parce qu’il a honte des crimes et des assassinats qu’il a commis en Kabylie.

Sans aucun remord, arrogant et sans scrupules, il oppose une guerre mémorielle à la Kabylie afin de réduire ce printemps dit à l’époque « Amazigh » à un simple chahut de gamins.

Son seul souci est d’éluder son crime et expurger ce printemps, du sang Kabyle qu’il a fait couler. Telle est sa politique pour tenter d’échapper à sa lourde responsabilité pénale qui le propulse dans la poubelle de l’histoire aux cotés des Boumedienne, Hitler, Saddam etc….

C’est dans cette atmosphère de terrorisme militaro-policier et sociétal islamiste, que le pouvoir colonial mobilise sa soldatesque et sa troupe d’imams salafistes.

Le pouvoir colonial arabo salafiste est tel le chien qui veut se mordre la queue. D’une part il mobilise sa troupe pour quadriller la Kabylie, réprimer les marches, arrêter les militants pacifiques et arracher les drapeaux Kabyles qui pavoisent les places des villes et des villages et d’autre part, il argue devant l’opinion internationale que la Kabylie vit dans un climat politique apaisé.

Pataugeant dans le mensonge, le ridicule et la contradiction absolus, le pouvoir colonial aux abois, a devant lui un pays Kabyle déterminé à arracher son indépendance.

Il apprendra à ses dépends, à l’instar de l’ancien colon qu’il a remplacé, que lorsque les Kabyles veulent, tout vient.

Menal At Qasi
SIWEL 122200 AVR 18

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