le MAK rend hommage à Masin Uharun

AQVU (SIWEL)_Des dizaines de personnes ont répondu à l’appel de la coordination locale du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) d’Akbou, qui a appelé a une virée au village Tifrit, village natal de Masin Uharun, pour y déposer une gerbe de fleurs et installer un grand portrait à l’image du grand militant, qu’il est à l’occasion du 23e anniversaire de sa disparition.

Mohamed Haroun, ou le poseur de la dignité dont le nom restera toujours lié a l’affaire des « poseurs de bombes ».

MASIN LE MILITANT

Masin U Harun (en kabyle), est né le 13 avril 1949 à Tifrit en Kabylie, mort le 22 mai 1996 à Akbou, est un des premiers militants pour la cause berbère après la décolonisation francaise de 1962. Il fait le fameux lycée technique de Dellys où il a obtenu son baccalauréat en 1968 pour s’inscrire a la faculté des sciences exactes de l’université de Bouzaréa, où il a également fait des études d’astronomie, en parallèle, il faisait de la recherche des recherches linguistiques Berbères.

Avec Smaïl Medjber, il  crée les deux revues Itij (Le Soleil) et Taftilt (Eclat lumineux). Ils finiront par être sabotés par la Sécurité Militaire (SM) de l’époque. Quelque temps après, il crée la revue Atmaten (Les Freres) affiliée a l’Organisation des Forces Berbères (OFB) opposé à l’idéologie et à la politique arabo-islamique de l’Algérie indépendante.

Le 3 janvier 1976, une bombe explose dans les locaux du journal El Moudjahid et une autre au tribunal militaire de Constantine ; ces deux bombes sont posées respectivement par Hocine Cheradi et Mohamed Haroun. Une troisième bombe devait cibler le tribunal militaire d’Oran, mais le poseur, Smaïl Medjeber, est interpellé par la Sécurité militaire (SM) avant de pouvoir accomplir sa mission. Haroun est arrêté deux jours plus tard, il est présenté à la Cour de Sûreté de l’État de Médéa le 2 mars 1976 et il passe 11 ans jusqu’au 5 juillet 1987 dans la prison de Tazoult Lambèse à Batna, il continue ses recherches en linguistique berbère. Il écrit plusieurs poèmes dont Avrid n Tlelli (le chemin de la liberté) et Monsieur le Président que Lounès Matoub a repris en chanson.

IAAK

SIWEL 222044 MAI19

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