Le MAK-Anavad soutient le sit-in devant le tribunal de Draa El Mizan (Communiqué)
ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
PORTE PAROLAT

 

L’Anavad et le MAK soutiennent l’appel des citoyens de la commune de Imkiren (Mkira), Tizi Ghenif, au sit in prévu ce mardi 15 mai 2018 devant le Tribunal de Draa El Mizan.

Le Président du MAK-Anavad, Mas Ferhat Mhenni, appelle les militants, les citoyens kabyles à se mobiliser en grand nombre, dès 9h du matin devant le tribunal pénal de Draa El Mizan.

Il y a quelques jours, trois citoyens de la localité de Tizi Ghenif ont reçu des convocations pour se présenter le 15 mai 2018, devant le tribunal pénal de Draa El Mizan .

Selon le militant du MAK, Redouane Ben Saad qui nous a transmis sa convocation, ils sont accusés « d’attroupement sans armes jusqu’à dispersion par la force publique, visé par les article 98 alinéa 2 et 14 du Code pénal ».

En réalité, ces accusations sont en lien direct avec les actions de mobilisation et ce depuis des années, des citoyens de ladite commune et de la région, parmi eux des militants du MAK, pour faire arrêter l’exploitation de la carrière de tuf dont les poussières représentent un grave danger de santé publique pour les adultes et les enfants.

D’autre part, selon le Président de la commune d’Imkiren qui soutient les citoyens dans leur lutte, la commune très pauvre ne bénéficie de ce « trafic plus ou moins douteux » que d’une somme bien dérisoire. Le Tuf est transporté par camions entiers vers d’autres wilayas et alimente une quarantaine d’unités de transformation et de fabrication de matériaux à base de cet argile.

Lors de propos rapportés par la presse algérienne, le gérant de cette entreprise, M. Belkacem Haddad, a affirmé que sans cette carrière l’Algérie va devoir importer du tuff avant d’assurer que son contrat va jusqu’en 2025 et qu’il compte continuer son activité. M Haddad ayant qualifié les manifestations de la population locales de « grabuges » visant à « déstabiliser la société ».

Il est à souligner que durant ces derniers mois, les forces conjointes de la police et de la gendarmerie algériennes n’ont pas cessé de multiplier des actions de répression, d ‘arrestation, de rétention de pièces d’identité des valeureux militants du MAK des diverses localités de la région de Tizi Ghenif.

En raison de leur mobilisation et soutien aux actions citoyennes de leur localité.et ce de façon générale, les autorités algériennes procèdent régulièrement à une diabolisation des militants du MAK dans le but évident de diviser les citoyens.

Pour revenir à la convocation devant le tribunal, Il y a lieu de souligner qu’aux termes même du chef d’accusation, dans la mesure où tant les militants convoqués devant le tribunal que l’ensemble des citoyens ayant pris part aux rassemblements n’étant pas armés, il n’y a pas lieu d’appliquer l’article 98 du code pénal, donc les poursuites sont infondées et cela veut dire que les dossiers sont montés de toute pièce.

Comme dans le cas emblématique de l’affaire de Madjid Aggad qui a remporté une victoire éclatante, lui dont le procureur de la République algérienne venant au soutien de son agresseur « un terroriste repenti », de plus un dossier vide monté de toute pièce, avait requis en première instance une condamnation à un an de prison ferme et à une amende pécuniaire d’un montant exorbitant.

En s’opposant à chaque fois aux méfaits à l’égard des kabyles et de la Kabylie de cette mafia au pouvoir, les citoyens kabyles mènent en réalité dans tous les cas, des luttes politiques.
Pour ne pas donner l’occasion au pouvoir raciste colonial d’en faire des affaires de droit commun et de procéder à de lourdes condamnations injustifiées, il y a lieu de se présenter à chaque fois devant la justice en tant que militants politiques,

Art. 98. du Code pénal – Est punie d’un emprisonnement de deux (2) mois à un (1) an toute personne non armée qui, faisant partie d’un attroupement armé ou non armé, ne l’a pas abandonné après la première sommation. L’emprisonnement est de six (6) mois à trois (3) ans si la personne non armée a continué à faire partie d’un attroupement armé ne s’étant dissipé que devant l’usage de la force. Les personnes condamnées peuvent être punies de la peine de l’interdiction des droits mentionnés à l’article 14 du présent code

Art. 14 – lorsqu’il prononce une peine délictuelle, le tribunal peut, dans les cas déterminés par la loi , interdire au condamné l’exercice d’un ou de plusieurs des droits civiques visés à l’article 9 bis 1 et ce, pour une durée n’excédant pas cinq (5) ans. Cette peine s’applique à compter du jour où la privation de liberté a pris fin ou du jour de la libération du condamné.

 

Exil, le 14/05/2018

Sakina At Sliman
Porte-parole
Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad)

Ci-dessous, l’appel des citoyens d’Imkiren :

Colère à M’kira : les autorités algériennes refusent la fermeture de la dangereuse carrière de Bouaïta

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