Culture et identité

L’Institut français de Tizi-Ouzou rouvrira-t-il ? L’ambassadeur de France à Tizi-Ouzou

TIZI-WEZZU (SIWEL) — L’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, était en visite, ce mercredi matin à Tizi-Ouzou. Nonobstant le cachet « secret » que revêt cette visite, puisque la presse n’en a pas été informée, nous avons appris que M. Driencourt a d’abord effectué une visite à l’ancien siège du centre culturel français (CCF), sis en face de la poste Chikhi.

On croit savoir toutefois que les autorités consulaires françaises, suite aux multiples et incessantes demandes des citoyens kabyles, veulent procéder à la réouverture de ce centre de la métropole kabyle du Djurdjura, fermé depuis 1994 pour des raisons « soit-disant » sécuritaires, mais lequel malgré qu’il soit fermé, continue d’exister officiellement au niveau de son ministère de tutelle, le ministre français des Affaires étrangères.

Cette visite du diplomate français survient après le débordement générée le 29 octobre dernier dès l’ouverture des portes de l’Institut français d’Alger par le très grand nombre de candidats qui s’est présenté pour s’inscrire au Test de connaissance du français (TCF).

Il faut relever que selon une source digne de foi, un ancien diplomate français en poste à Alger a reconnu que le centre culturel français d’Alger est fréquenté à raison de 80% par les citoyens kabyles.

Hélas, les autorités algériennes ne semblent pas emballées par ce projet. A vrai dire, elles ne souhaitent pas que la Kabylie trouve quelques espaces pour échapper à l’arabisation et l’islamisme outranciers. Car alors que l’Algérie a donné son autorisation pour la réouverture des CCF devenus Instituts français présent à Tlemcen, Oran, Annaba et Constantine et Alger, celui de Tizi-Ouzou est le seul qui demeure fermé. Par ce geste, le pouvoir algérien confirme sa volonté de maintenir la Kabylie sous une chape de plomb pour mieux la réprimer.

De nos jours, les espaces du CCF de Tizi-Ouzou donnent un aspect hideux. Ils ressemblent beaucoup plus à un pénitencier qu’à une quelconque institution où est prodigué le savoir scientifique et culturel. La porte d’accès à la cour est toujours fermée. Au grillage servant de clôture sur tout le périmètre de l’établissement est venue se coller des plantes grimpantes et à la couleur verdâtre empêchant toute vue à l’intérieur.

Au cours des années 1980, ces espaces étaient très embellis. Lycéens et étudiants kabyles y trouvaient conseils et orientations concernant leur avenir scolaire. De tout cela, il ne reste que des souvenirs d’une époque révolue…

Gulussa Yagoubi
SIWEL 152305 Nov 17 UTC

 

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