AT MZAB (SIWEL) — L’information a fait le tour de la presse algérienne.
La police algérienne a communiqué avoir démantelé un réseau d’espionnage au profit d’Israël à Ghardaia. Un réseau composé de ressortissants du libéria, du Mali et d’Ethiopie entre autres. Une information qui a été tournée en dérision par plusieurs médias qui y voient une façon pour les autorités algériennes d’accuser le peuple mozabite et les subsahariens « d’intelligence avec l’étranger » et ainsi justifier leur répression.

 

Le Peuple mozabite vit dans une répression atroce depuis plusieurs années maintenant. Pas moins de 160 militants politiques et défenseurs des droits humains croupissent depuis 18 mois dans les prisons algériennes. L’un deux, le Dr Kameleddine Fekhar, est à sa 5e grève de la faim et a été transporté hier d’urgence à l’hôpital. Des dizaines de militants ont également dû s’exiler pour ne pas subir les affres de la justice algérienne.

Les autorités algériennes ont été récemment derrière un scandale qui a indigné la planète et qui a été repris par les médias du monde comme une « chasse à l’homme noir ». En effet des subsahariens sont poursuivis dans les rues et ruelles de plusieurs villes par la police algérienne. Ils sont arrêtés et envoyés dans des bus dans le sud de l’Algérie, en vue de les expulser.

Ces deux faits ont connu plusieurs réactions internationales, dont celles des ONG. D’une pierre deux coups, en accusant des subsahariens de travailler pour Israël dans le mzab, on chercherait à justifier, auprès d’algériens nourris à l’antisémitisme, aussi bien l’expulsion des subsahariens que la répression du peuple d’At Mzab.

nbb
SIWEL 191320 JAN 17

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