PARIS (SIWEL) — Plusieurs centaines de personnes sont allé rendre un dernier hommage au correcteur-relecteur de Charlie Hebdo, le Kabyle Mustapha Ourrad, à l’institut médico-légal de Paris. Parmi les présents on pouvait compter, Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle, Yasmina Oubouzar et Nadia Ould Said respectivement porte parole du MAK à l’étranger et Secrétaire nationale à la diaspora, Nacer Tigrine, président du réseau Anavad, l’écrivain, journaliste et président du Conseil National Kabyle, Younes Adli, le poète kabyle Benmohamed, le linguiste berbère Ramdane Achab, les chanteurs kabyles Idir et Akli D, les autonomistes kabyles Malika Baraka et Hmimi Ait-Bachir, le militant kabyle de longue date, Hend Sadi et la championne du monde de karaté, la jeune et talentueuse kabyle Dyhia CHIKHI.

Les présents étaient dans leur écrasante majorité des kabyles venus rendre un dernier hommage à l’un des leurs fauché par les hordes islamistes dans une tuerie qui aura fait au total 17 morts…en plein cœur de Paris, mais certains zélés du négationnisme ont tenté d’empêcher la présence de toute référence à ce dont Mustapha Ourrad se réclamait: la Kabylie!

Ils ont échoué…

 

Malgré la pluie et le beau milieu d’un jour de semaine, des centaines de kabyles ont quitté leur travail pour aller rendre un dernier hommage à Mustapha Ourrad, correcteur-relecteur du journal satirique, Charlie Hebdo, assassiné le 7 janvier dernier dans la tuerie perpétrée par les hordes islamistes en plein Paris.

Dans la foule nombreuse, il y avait des jeunes et des moins jeunes, des hommes et des femmes. L’écrasante majorité des présents était kabyle, de même que les personnalités politiques, intellectuelles ou artistiques qui ont tenu à rendre hommage à Mustapha Ourrad dont le président du Gouvernement provisoire kabyle, Ferhat Mehenni, l’écrivain, journaliste et président du Conseil National Kabyle, Younes Adli, le poète kabyle Benmohamed, le linguiste berbère Ramdane Achab, les chanteurs kabyles Idir et Akli D, les autonomistes kabyles Malika Baraka et Ahmed Ait-Bachir et le militant kabyle de longue date, Hend Sadi et la championne du monde de karaté, la jeune et talentueuse kabyle Dyhia CHIKHI.

Il y avait aussi de nombreux militants et membres du Gouvernement provisoire kabyle (GPK) ainsi que de nombreux citoyens kabyles. Naturellement, l’emblème qui représente la Kabylie et les Amazighs ( berbères) était présent mais cela n’a pas plu à certains négationnistes zélés.

A un moment donné, un individu, se présentant comme "un cousin" du défunt demande à ce que le "drapeau kabyle" soit retiré…stupeur dans la foule! COMMENT ??? Vous avez oublié que Mustapha Ourrad se réclamait lui-même KABYLE et vous voulez que le drapeau kabyle soit absent à son dernier hommage ?! puis une femme, se présentant à son tour comme étant membre de la famille, va voir une journaliste pour lui demander de ne pas diffuser les images du drapeau kabyle…mais elle n’a pas de pièce d’identité justifiant sa qualité de membre de la famille…

ALORS, la rage au cœur mais le sourire aux lèvres, un citoyen kabyle venu de bien loin, selon ses dires, pour rendre hommage son compatriote, se met à dessiner un Aza ( sigle berbère) sur la feuille où était inscrit "Je suis Mustapha, je suis Charlie", d’autres l’imitent et inscrivent la mention "je suis kabyle".

La polémique enfle mais les kabyles ne se laissent pas faire, ils sortent encore d’autres drapeau, il les portent sur eux, les portent haut et les brandissent sous le nez des caméras, qui couperont certainement les images s’ils obéissent aux injonctions de ce "cousin". Pourtant aucun officiel, ni français ni algérien n’aura daigné venir rendre hommage à la victime, SEUL le peuple kabyle est allée lui rendre hommage à celui qui se revendiquait "mordicus" KABYLE. Il n’y avait quasi exclusivement QUE des kabyles, fiers d’êtres kabyles et qui se revendiquent kabyles. Il n’a donc pas été possible de gommer la référence Kabyle au grand damne du "cousin", venu d’Alger…

"Quelle Honte" dira un homme qui a assisté, ébahi, à l’ahurissante scène: "Mustapha Ourrad s’est réclamé toute sa vie de sa qualité de Kabyle! non seulement il le revendiquait mais il ne fallait surtout pas se tromper! il a fuit la dictature algérienne et aujourd’hui on veut taire sa kabylité ?!"

"Et puis d’ailleurs, d’où sort donc ce cousin, d’où vient-il ? directement d’Alger ou de l’ambassade algérienne ?" demande une jeune femme sortant alors un drapeau berbère de son sac à main. Le "cousin" a même proposé de mettre un drapeau algérien, prétextant que "le drapeau algérien ne représentait pas les arabes mais tous les algériens", faisant fi du fait que " quand les kabyles voulaient construire une Algérie algérienne, ils se sont fait assassiner et maintenant que "algérien" signifie au yeux du monde entier "arabe et islamique", on nous concède d’être enfin algériens"… renchéri un vieux monsieur devenu rouge d’indignation.

Toujours est-il que les kabyles sont venus rendre hommage à celui qui se revendiquait kabyle et la Kabylie était bel et bien présente à cet hommage à ce fils d’At yanni. D »ailleurs la Kabylie était bien la SEULE à être présente car ni la France ni l’Algérie n’ont daignés se déplacer pour le correcteur qui "se revendiquait kabyle".

Mustapha Ourrad aura reçu l’hommage des siens. Il était kabyle, il le revendiquait, il aimait la Kabylie et c’est la Kabylie, et uniquement la Kabylie qui lui aura rendu l’hommage, qui lui est dû.

ci-après quelques photos

zp,
SIWEL 131844 JAN 14

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