CONTRIBUTION (SIWEL) — Dans ce texte, Mas Atcheba revient sur le succès retentissant des marches de yennayer, malgré l’état de siège imposé par les autorités coloniales à la Kabylie. Un plébiscite pour l’indépendance de la Kabylie !

 

Une semaine après avoir été fête, Yennayer continue d’alimenter des supputations et, bien sûr, des formes de manipulations.

En Kabylie, le pouvoir algérois tente de « nationaliser » l’évènement, alors qu’il n’en avait cure jusque-là.

Bousculé par les manifestations du 12 janvier, ce même pouvoir tente de contrôler les convictions indépendantistes des milliers de Kabyles, qui ont signifié leur adhésion au projet pour l’indépendance de la Kabylie.

Ce projet/programme initié par Ferhat Mehenni, dont la photo a orné la plupart des banderoles à Tizi Wezzu, Vgayet et ailleurs sur le territoire kabyle.
Qui dit mieux ! Qui fait mieux ! Qui prouve mieux !

Autour du drapeau national kabyle, des milliers de femmes et d’hommes ont apporté, pacifiquement, leur soutien à un processus identitaire de caractère révolutionnaire, parce qu’il est UNIQUE depuis plus de trois siècles dans l’histoire mouvementée de la Kabylie.

Nous sommes Kabyles. Nous parlons Kabyle. Nous nous habillons en Kabyle. Notre hymne national est Kabyle. Notre drapeau est Kabyle. Notre Histoire est Kabyle.

Ce n’est pas du « racisme » ou de la « haine », comme l’écrivent certains journalistes encartés avec les décideurs, mais une DIFFÉRENCE VISIBLE à tous les niveaux du citoyen Kabyle, même quand il vit en dehors de son territoire.

Les slogans, en faveur de l’indépendance Kabyle, signent un accompagnement majoritaire pour le Projet pour l’Indépendance de la Kabylie.

Cet engagement politique l’est davantage quand les mots encadrent le portrait de Ferhat Mehenni : un processus de ce genre appelé à bouleverser toutes les données politiques, historiques et sociologiques de la région, définie par le passé comme la Numidie.

Aussi, ce mouvement aura besoin d’une organisation de type vertical et d’un chef. Cette conception de pouvoirs ne peut être révisée qu’à l’avènement d’une République Kabyle, pour se permettre d’assurer un élargissement conséquent des aspirations démocratiques d’une population enfin maîtresse de son destin.

Ce sont ces impératifs historiques qui fixent ces conditions, y compris dans la mise sur pied d’un parlement national Kabyle.

L’actualité nous montre que toute réflexion, tout débat sur l’autonomie, ne sont que l’expression de ceux qui rêvent de rattraper le train indépendantiste, pour le…ralentir!
Cette catégorie de personnes ne fait que patiner.

Il est clair que le pouvoir d’Alger continuera d’utiliser tous les moyens pour essayer de bloquer un processus, dont la finalité lui échappe : une Kabylie indépendante et rien d’autre.
Hélas pour lui : le peuple Kabyle s’est exprimé clairement en ce jour de Yennayer.

Les relais du système mobilisés par lui, ne peuvent, non plus, modifier la dynamique du terrain où femmes, hommes, enfants, signent leur différence et renouvellent leur adhésion, il faut le souligner, à Ferhat Mehenni.

N’en déplaise à quelques mauvaises têtes qui remplissent les pages blanches d’articles diffamatoires ou jouent aux indifférents, parce qu’ils sont dépassés par leur problème d’ego.

La Révolution identitaire Kabyle, initiée par Ferhat Mehenni, concerne tout homme et toute femme Kabyles, habitant ou pas la Kabylie, même s’ils n’adhèrent pas organiquement à la mouvance souverainiste.
La raison est simple : il s’agit d’une question de Renaissance, voire de survie d’un peuple écrasé par un système qui tente de le dépouiller de son histoire, de sa langue, de son intelligence.

Nous nous sentons Kabyles, en aucun cas algériens.

Pour ce faire, cette Révolution dont il est question ici, doit être pratiquée sur nous-mêmes, pour mettre fin à tous les modèles de comportement, de réflexion, de raisonnement, dont nous avons hérité.

Augustin Atcheba
SIWEL 251914 JAN 17

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