KABYLIE (SIWEL) — Une fois relâché, un militant souverainiste kabyle du MAK arrêté ce matin par la police coloniale algérienne juste avant un rassemblement à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, a constaté que son smartphone a été utilisé pendant qu’il subissait un interrogatoire qui aura duré plus de quatre heures

 

Arrêté avec plusieurs autres camarades du mouvement souverainiste kabyle, il a signalé sur son profil facebook en temps réél qu’il vient de se faire arrêter par la police.

Mais comme la police lui a confisqué son téléphone, cette dernière s’en est servi pour induire en erreur ceux qui demandaient après lui, inquietés du message qu’il avait posté sur son mur.

Les policiers algériens, se faisant passer pour lui, "rassuraient" ses amis en leur disant qu’"il" s’était fait arrêté car il n’aurait pas pris avec lui son permis de conduire" (sic)

A d’autres militants, ils emploient une autre ruse consistant à leur donner un lieu pour les y rejoindre, leur tendant ainsi un traquenard pour les "cueillir" sans le moindre effort…

Ce à quoi nombre des amis du militant répondaient en le taquinant même et de façon "amusée", quelque peu rassurés au vu des nouvelles qui circulaient déjà ce samedi en fin de matinée annonçant plusieurs arrestations à Vgayet et à Tizi Wezzu dans les rangs des souverainistes kabyles par la police coloniale algérienne

Le but inavoué de la police coloniale algérienne étant bien sûr de gagner du temps, en évitant que cela ne se sache car leur brigade ou commissariat risquerait vite d’être le point de convergence de centaines, de milliers d’autres militants pour réclamer la libération immédiate de leurs camarades arbitrairement arrêtés.

Ceci en plus, bien entendu, de monter des dossiers sur les éventuels amis qu’ils soient virtuels ou véritables et dont ils se serviraient des informations récoltées sur le téléphone, au moment opportun…

Pour éviter de tomber dans ce genre de piège somme toute simple mais d’une efficacité redoutable, c’est de se déconnecter de ses comptes sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, messagerie…), voire d’éteindre son téléphone carrément dès que l’on tombe dans les griffes de la police coloniale, en prenant la peine de signaler à ses proches et gens de confiance sa dernière position juste avant.

wbw
SIWEL 120136 DEC 16

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