LA HAINE DE SOI ET SES CONSÉQUENCES

KABYLIE (SIWEL)  — Cette phrase crue, sans aucune concession lue sur les réseaux sociaux, « Naïveté, ignorance ou soumission, le problème des Kabyles qui ne voient pas qu’il y a une question kabyle et qu’elle urge et leur est prioritaire, c’est qu’ils se sentent plus Algériens que Kabyles; peut-être même qu’ils ont rien à cirer de leur Kabylie. » Révèle on ne peut mieux le désarroi psychologique dans lequel se retrouvent plongés bon nombre de kabyle qui fourchent une identité douteuse.

En effet , et la chose s’accentue de plus belle depuis le déclenchement du Hirak, que ce soit lors des marche, dans les publications Face book, dans des déclarations de partis politiques pourtant ancrés seulement en Kabylie, de personnalités kabyles connue et même des association sensée défendre la culture berbère, seule la langue arabe est usité. On est loin des années 80 où toutes les réflexions venue de Kabylie se faisaient en Français ou en kabyle. Ce constat fait dire à certains observateurs de la scène kabyle : « Est-ce de leur faute si le gros de nos étudiants s’expriment de plus en plus dans la langue arabe au détriment de leur langue kabyle ? Ces victimes l’arabisme subissent un matraquage quasi quotidien du matin au soir et ce depuis 1962 via l’école, les médias, les mosquées et autres inepties comme constante nationale, langue de dieu et du paradis et j’en passe… »

Mais est-ce la seule cause de cet éloignement de la langue kabyle d’un bon nombre de notre jeunesse ? Pour peu que l’on observe de plus prés, on découvre vite fait que tout un travail en sourdine est mené par une caste politique locale, quoi sous couvet de » nationalisme » privilégie en son sein la communication en arabe (même si le gros de leur auditeurs n’en maitrisent aucun mot) sous un prétexte fallacieux : toucher les zones arabophone. Cette dérive ne date pas d’aujourd’hui, elle fut entamée gauchement par l’ancien leader du RCD lors de ses passages sur les ondes la télévision algérienne. Depuis la route fut balisée aux autre pour s’essayer à cet exercice, drainant derrière eux un pan entier de la société kabyle qui jusqu’à un temps récent s’exprimait exclusivement en kabyle ou en français.

Effet de mode passager ou haine de soi définitive ? Les champions de la nouvelle tendance, prouvent hélas qu’il ne s’agit point d’une quelconque innovation temporaire ou d’une stratégie de conquête en dehors de la Kabylie. Leur hésitation à user de leur langue maternelle prouve le contraire : ces gens sont prêts à changer de peau pour plaire à ceux qu’ils draguent (sans résultats significatifs puisque leur aura, si aura il y a ne dépasse pas le cadre de la Kabylie) tant ils se sentent frappés de la tare d’être kabyle. Dés lors, ils cultivent la haine de ce qu’ils sont, tirent à boulets rouges sur tout ce qui leur rappelle leur origine, leur identité (le cas de karim tabou de Sadali Malek, Samir Bouakouir est édifiant).

Ce sont pareils comportements qui encouragent les semeurs de troubles, les harangueurs de divisions de s’attaquer à tous les symboles kabyles comme le JSK, Ait Menguellet, Idir, Matoub Lounes, Zedek Mouloud, Ferhat Mhenni, l’emblème amazigh. Partant, face à ce phénomène quoi ne cesse de s‘amplifier, il est urgent de dévoiler ce qui motivent les uns et les autres, et surtout qui actionne toutes ces marionnettes qui veulent perturber la sérénité kabyle et la détourner de son unique combat : celui de son émancipation par rapport à cette Algérie qui ne cesse de l’étouffer.

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