Kamel Irchène, la Liberté et la Journée de la nation kabyle

CHRONIQUE (SIWEL) — Pour ne jamais oublier. Il y a seize ans, la terre Kabyle fût irriguée par le sang de ses propres enfants. Avant déjà, moult affronts lui ont été jetés, mais celui du printemps de 2001, il ne pouvait passer sous silence ni rester sans vengeance.

Cette petite partie de la terre, qui a enfanté des géants, ne peut éternellement faire le deuil des siens à chaque fois que l’honneur est bafoué. 2001 restera une année particulièrement meurtrier dans les annales de l’histoire. Cette partie (la Kabylie) limitée du « grand territoire », ayant fait subir les affres les plus indigestes au colon Français, n’est jamais sortie de la lunette du Sniper.

Charles De Gaulle, du haut de ses 1.93m, savait déjà qu’il pouvait compter sur ses nains, laissés derrière, pour porter de sales coups à cette région, qui a su et pu résister, vaillamment, à l’opération Jumelles, en déclarant face au monde : « Nous avons laissé l’Algérie française, déguisée en Algérie arabe, entre les mains des algériens français qui aiment la France plus que les français ». Une phrase qui en dit long et qui, de plus, confirme nos inquiétudes sur le laisser faire des gouvernements successifs français depuis De Gaulle à nos jours, sur les exactions répétées et commises par le régime Franco-arabo-français contre le peuple Kabyle depuis la fausse et déguisée déclaration d’indépendance.

L’an 2001, la souillure était trop immonde, vil et surtout criminelle, pour que les jeunes Kabyles se taisent, se rangent ou simplement ferment leurs yeux rougis de rage et de vengeance. Le régime colonialo-arabe atteignait le summum de la férocité, issue de ses ancêtres vandales? Pendant ce printemps-là, l’été sembla s’approcher trop vite pour coaguler le sang de Kamel Irchène aux initiales de « LIBERTÉ », qu’avait écrit lui-même sur un mur de sa ville Iɛeẓẓugen avant de rendre l’âme. Jamais dans l’histoire de l’humanité un geste si vaillant, fût incrusté en lettres de sang !

Les Kabyles continuaient de tomber comme du gibier sous les balles assassines du régime « colonialo-colonial Franco-arabe » pour atteindre le nombre de 128 victimes décédées et des milliers de blessés, dont des centaines d’handicapées à vis. Les balles étaient trop injustes pour venir à bout de cette fierté kabyle agissante, digne et rebelle.

La Nation Kabyle a décidé de prendre son destin en main, en décrétant le 14 Juin « journée de la nation Kabyle ». Et ainsi rendre un vibrant hommage à ses enfants tués par les mains de lâches et vulgaires criminels coloniaux. Vive la Kabylie Libre et indépendante.

Rachid Hitouche
SIWEL 281216 May 17 UTC

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