Chroniques

La Kabylie incendiée : le pouvoir colonial algérien est au moins complice

Ait Yahia Moussa : avant-après le passage du brasier

CHRONIQUE (SIWEL) — Kabylie brûlée ! Kabylie incendiée ! Kabylie calcinée ! Lamentable, un spectacle et un paysage de désolation s’offre à nous. Des point de fumées apparaissent encore par-ci et par-là.
Des milliers de malades, de vieillards et de personnes à la santé fragile indisposés. Plusieurs décès suite à ces incendies recensés.

Des animaux domestiques et sauvages calcinés. Un écosystème et une biodiversité lésés pour des dizaines d’années.

Au delà de cette catastrophe humanitaire et écologique, quel constat politique devrions-nous en tirer?

Il y a lieu, tout d’abord, de signaler le silence du pouvoir colonial d’Alger quant à cette catastrophe. Aucune déclaration officielle sur ces incendies en Kabylie et pourtant ce pouvoir revendique l’algérianité du territoire Kabyle.

Comme un chacal qu’il est, après avoir commis son forfait, ce régime a rejoint son terrier d’où il surveille la Kabylie.

Fut-il innocent de cette catastrophe dont il est accusé? Comment expliquer alors le silence officiel des «autorités» et surtout l’absence d’envoi de moyens humains et d’équipements pour ralentir un tant soit peu ces incendies.

La population Kabyle livrée à elle même dans cette tragédie et sans équipements adéquats a fait de son mieux pour circonscrire ces feux qui, somme toute, ont tout ravagé malgré la mobilisation de la population.

Incapable de juguler et de stopper le ralliement de la population Kabyle à la lutte pour l’indépendance de la Kabylie sous l’autorité du MAK-Anavad, le pouvoir tente la politique de la terre brûlée.

Après avoir tenté de soumettre la Kabylie par sa politique d’arabisation et de salafisation et par sa politique de sabotage économique, le pouvoir d’Alger applique la politique de la terre brûlée.

« Après moi le déluge » semble-t-il dire à la Kabylie.

Certes les Kabyles n’attendent plus rien de ce pouvoir colonial d’Alger mais force est de constater qu’en plus de sa politique d’affaiblissement et de paupérisation de la Kabylie, ce régime a failli à ses obligations en terme de droit international humanitaire et des conventions y afférentes qu’il a signées et ratifiées.

Tout État National digne de ce nom ou même État colonial a «un rôle primordial dans la protection des populations civiles et une responsabilité principale dans l’application du droit international humanitaire.» Conventions Internationales.

De quelques côtés est appréhendé ce drame, coupable ou innocent, ce pouvoir colonial a failli à sa mission première humanitaire, la protection de la population Kabyle.

Prompt à appliquer le plan « Challe » et à isoler la Kabylie par ses militaires, dès les premières marches ou manifestations, ce pouvoir colonial a été absent, abandonnant ainsi la Kabylie à ce triste drame qu’il a lui-même fomenté et encouragé.

Au delà de ce drame, force est de constater que ce pouvoir colonial tombe dans la panique totale au point de brûler tout ce qu’il ne peut contrôler. La crise économique aidant ce régime est aux abois et à la veille de commettre les pires crimes.

Les Kabyles auront eu à constater quel sens et quel contenu ce régime colonial donne au terme perfide rabâche de « l’unité nationale ».

Cassier de Farnèse
SIWEL 161540 Jul 17 UTC

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