JE M’ÉGARE DANS CE PAYSAGE

PARIS (SIWEL) — Je m’égare dans ce paysage si loin, si proche qui attend l’éclosion des fleurs comme une gare accueillant ses voyageurs. Les bras implorant le ciel, mes yeux se tournent vers les étoiles. je me retrouve, tout d’un coup, dans les ténèbres, les abîmes m’enfoncent dans le noir.

La nostalgie m’envahit lorsque tant de choses délicieuses se mettent en branle tandis que le passé est truffé de projets sans lendemain. En vain, j’appelle au retour de mes espoirs perdus, à l’aube de mon dernier tiers de vie.Je m’égare dans ce paysage si loin, si proche qui attend l’éclosion des fleurs comme une gare accueillant ses voyageurs. Désormais à terre, nos espoirs déçus laissent place à l’amertume de nos désillusions.

L’horizon, soudain s’assombrit, l’avenir qui disparaît sans le dire. Il refuse la main tendue. La tristesse se répand et prend forme, suscite l’aigreur, fruit d’une injustice.Je m’égare dans ce paysage si loin, si proche qui attend l’éclosion des fleurs comme une gare accueillant ses voyageurs.

Le temps semble s’arrêter laissant libre cours à la mélancolie. Le monde d’avant qui troque ses certitudes pour celles insondables du monde d’après.Fortuitement, le monde n’avance plus masqué, les regards annonçant un monde nouveau prennent le dessus sur le silence.

La nature reprend son cours normal en assurant à toute l’humanité avoir renoncé à ses intentions hostiles. Nombre de sacrifiés échangés comme des offrandes à dame nature devenue paisible. C’est le prix à payer pour continuer de vivre.

Augustin Issyaxem
SIWEL 061410 FEV 21

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