Islam, terrorisme, mosquée, islamisme, salafisme, le nœud gordien pour la France de la question musulmane

CHRONIQUE (SIWEL) — La France vient d’être frappée à nouveau par le terrorisme islamique.
Le vendredi matin 23 mars 2018 A.D. qui correspond à « Al-Juma’a 6 Rajab 1439 » de l’Hégire, est un jour à marquer d’une pierre noire… la ville de Trèbes dans l’Aude, 5 600 habitants, pas loin de Carcassonne subit une attaque terroriste islamiste meurtrière.

Paris, le même jour, en fin d’après-midi, une vieille dame juive, Mireille Knoll, atteinte de la maladie de Parkinson, qui avait échappé à la rafle du Vel d’Hiv durant la Seconde guerre mondiale est assassinée et brûlée chez elle parce qu’elle était Juive. Le caractère antisémite est retenu par les enquêteurs.

À Trèbes, le terroriste est un arabico-islamique marocain qui se revendique soldat de l’état islamique (EI).
À Paris, un acte de délinquance létale à caractère antisémite est commis par Yacine M., un voisin délinquant et Alex C. présenté comme un marginal qui a connu Yacine M. en prison.
Deux actes à priori distincts mais dont le dénominateur commun est la haine du mécréant et du juif, d’une part comme de l’autre.

Au-delà de ces actes, c’est la symbolique de l’éthique qui émerge.
Mireille Knoll qui avait échappé aux chambres à gaz et/ou au four crématoire est… brûlée dans son lit et Arnaud Beltrame un vaillant gendarme qui par amour et abnégation de son métier, s’est substitué à une otage pour la remplacer s’offrant ainsi à la lame acérée du fou d’Allah qui lui aurait tranché la gorge après l’avoir blessé par balles à la main et au pied. Un sacrifice.

Trop c’est trop pour les Français. Comment un individu fiché «S» (abréviation pour « Sûreté de l’État ») puisse circuler aussi librement et avoir le temps de préparer et de commettre son forfait ? «Rien ne laissait présager que l’individu allait passer à l’acte».
Les Français sont outrés par cette phrase «bateau» répétée à chaque attentat terroriste par leurs gouvernants.

Lors de la «Marche blanche» organisée à la mémoire de Mireille Knoll, la langue s’est déliée et la parole s’est faite acerbe. La colère gronde contre les autorités traitées de laxistes et de naïves face à l’ennemi intérieur islamique. Mélenchon, traité d’islamo-gauchiste, et Marine le Pen dont le parti d’extrême-droite est toujours traité d’antisémite, ont été exfiltrés du cortège par des Français outrés par leur présence.

Bien avant cet acte terroriste islamiste et son pendant antisémite de Paris, 100 intellectuels Français ont dénoncé, dans Le Figaro, «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général» *(1). La montée de l’islamisme est désormais prise au sérieux et est «déposée» sur le bureau du Président Macron.

Dans les différentes communautés religieuses de France et dans la société française, l’inquiétude est latente et la colère gronde.
C’est dans ce contexte de colère et de défiance envers les musulmans de France, que le chiffre de 20 000 fichés S, susceptibles d’attenter à la vie des Français et aux valeurs de la civilisation Française, tombe et que l’Algérie s’apprête à «exporter» 100 imams vers la France pour diriger les prières du ramadan.

La déchirure est patente. Pour la veuve d’Arnaud Beltrame, le sacrifice de son mari est «un geste Chrétien» laissant entendre en creux que l’acte du terroriste islamiste Redouane Lakdim, serait «un acte musulman» ?

Dans la même veine le philosophe français, Bernard-Henri Lévy écrit « Une horreur qui ne doit souffrir aucun silence. Nous lui devions protection (à Mireille Knoll, Ndlr). Nous avons échoué». Un constat d’échec et un sentiment de remord et de culpabilité saisit la communauté juive de France. Le «Never again», (plus jamais ça), lancé par Menahem Begin en juin 1981 au lendemain de la destruction du réacteur nucléaire du dictateur et tortionnaire Saddam Hussein, par en éclat.

Dans la foule présente à la marche blanche, on constate une colère froide à couper au couteau. Comble du désastre, les musulmans de France qui d’habitude prompts à descendre dans la rue pour la Palestine ou pour les prières de rue, reste cloîtrés chez eux dans un mutisme où transparaît le double discours et le fameux/fumeux « pas d’amalgame ».

C’est dans ce climat de défiance à l’égard des musulmans de France particulièrement à l’égard des personnes du « Maghreb arabe» que l’État français est interpellé.

À la liberté du culte où la mosquée est, ou appréhendée comme la matrice de l’expansionnisme religieux et de l’islamisme, les français opposent aujourd’hui, le droit de vivre dans une société laïque en toute sécurité et liberté. Un nœud gordien que Macron et son gouvernement devront trancher vite au risque d’être débordé.

*(1) http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/19/31003-20180319ARTFIG00299-l-appel-des-100-intellectuels-contre-le-separatisme-islamiste.php
NB : Sur les 100 intellectuels qui ont signé l’appel, deux (02) seulement seraient musulmans ou supposés tels : Vida Azimi, juriste (Iran) et Boualem Sansal (Algérie).

Menal At Qasi/wbw

SIWEL 021330 AVR 18

[Montage photo réalisé par Siwel en hommage aux Héros de la barbarie islamiste, les images peuvent être protégées par des droits d’auteur]

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