Géopolitique et diplomatie

Exemple de la Géorgie, la nécessité de restaurer l’Indépendance kabyle

GÉOPOLITIQUE (SIWEL) — Si la Géorgie était considérée par les anciens comme la Terre des loups, la Kabylie était considérée par nos anciens comme la Terre des lions. Comme en témoigne d’ailleurs notre mythologie et nos contes anciens depuis la première Mère des mondes « yemma-s n dunit ». Le Jurjura aurait d’ailleurs été longtemps inoccupé à cause de l’abondance de ces fauves dans l’antiquité.

Kabylie & Géorgie, d’étranges similitudes

Un voyageur français en visite dans le Caucase au XVIIème siècle parlait ainsi de la Géorgie :

« Les Géorgiens ont de la civilité et de l’humanité, et de plus ils sont graves et modérés… Chacun peut, en Géorgie, vivre dans sa religion et dans ses coutumes, en discourir et la défendre. On y voit des Arméniens, des Grecs, des juifs, des turcs, des persans, des indiens, des tartares, des moscovites et des européens ».

Ces paroles rappellent ce que les observateurs français et européens ont relevé sur la Kabylie. Même bien avant la présence française. Pourtant de nos jours les partisans du « Mythe Kabyle » ne cessent de vouloir porter atteinte à cette image. Image d’un peuple kabyle en avance d’un point de vue démocratique sur bien d’autres peuples à travers le monde. La démocratie kabyle est établie historiquement et sans conteste depuis à minima le XVIIIème siècle. Démocratique bien avant l’Europe, faite de royaumes, ou même de l’actuelle première démocratie du monde. Les Etats-unis n’étant à cette époque que de simples colonies britanniques.

Population et territoire

La population géorgienne est composée d’à peine 4 millions d’habitant contre une population au bas mot trois fois plus importantes pour le peuple kabyle. Son territoire est à peine deux fois plus étendu que celui de la Kabylie. 70 000 km² contre 40 000 km². La Kabylie est le dernier bastion de la laïcité et de la Démocratie en Afrique du Nord. Quand l’Arménie et la Géorgie sont aux frontières du monde islamique avec la Turquie au Sud. Sa capitale historique de toujours est Tbilissi. En Kabylie, c’est Vgayet (Bougie) qui est la référence historique de cette contrée depuis la Haute antiquité. Même si à bien des endroits Sétif n’est pas en reste. Quant à Tizi-Ouzou, elle ne sera fondée qu’à partir de 1640 par les ibouxtoucen, une puissante famille alliée aux turcs.

Indépendances

La Géorgie fut annexée à la Russie impériale au XIX siècle. Elle retrouve son indépendance entre 1918 à 1921 (Révolution bolchevique). Elle est ensuite intégrée à l’Union soviétique mais restaure son indépendance en 1991. La Kabylie est réputée indépendante depuis des temps immémoriaux. Les romains s’y sont cassés les dents. Et les arabes quant à eux n’ont même pas osé s’approcher des montagnes de fer. La Kabylie fut rattachée de force en 1857 à l’Algérie française. Elle recouvre brièvement son indépendance en 1871. Pour la perdre si tôt après en 1872. 1962, ne fut qu’un mirage. 1963, 1964 et 1965 n’ont fait que trahir nos espérances. Quant à 2001, 2002 et 2003 nous n’étions pas encore prêts. Mais depuis, fidèles à nos aïeuls, la  Kabylie ne guette que le moment propice. Et le Gouvernement provisoire se prépare à déposer un Mémorandum sur la question.

Que pouvons-nous apprendre de la Géorgie ?

La Géorgie vit actuellement de vives tensions avec la Russie. Concernant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud en particulier. Mais depuis qu’elle a restauré son indépendance en 1991, elle a enfin les coudées franches pour se développer. En effet, ce pays se développe depuis ces 25 dernières années avec uniquement son potentiel agricole. Alors qu’il en était quasiment empêché structurellement par son rattachement au plus vaste pays du monde, la Russie. Quand on y regarde de plus près, on se rend compte que les produits agricoles géorgiens ne sont ni plus ni moins que ceux que la Kabylie peut produire en grande quantité.

Restaurer l’Indépendance kabyle

La Kabylie dispose d’un potentiel agricole qui n’a rien à envier à la Géorgie. Nous disons cela à ceux qui croient que la Kabylie ne vivra que d’olives et de figues. A ce potentiel agricole sans commune mesure au sein de Tamazgha centrale s’ajoutent les ressources pétrolières au large de sa capitale historique. Et à ceux qui ne le savent pas encore, la Kabylie était considérée par les observateurs en 1848 comme l’Atelier de Tamazgha Centrale. Et aujourd’hui, la Kabylie est surtout connue pour la matière grise qu’elle a su enfanter envers et contre tout. La seule chose qui empêche le développement de la Kabylie à ce jour, c’est son rattachement au plus vaste pays d’Afrique, l’Algérie. C’est en tous cas ce qu’on apprend de l’exemple géorgien. Et si nos anciens étaient encore vivants, ils n’auraient de repos qu’après avoir restauré l’Indépendance kabyle. A bon entendeur…

Salem AT SEYD
SIWEL 090730 May 17 UTC

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