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Droit à la libre circulation bafoué par l’Algérie : Sakina At Sliman écrit à Antonio Guterres

ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
MINISTERE DES AFFAIRES JURIDIQUES ET DES DROITS HUMAINS

 

A MONSIEUR ANTONIO GUTERRES
SECRETAIRE GENERAL DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

VIOLATION DES DROITS HUMAINS EN ALGERIE
DEMANDE DE DELIVRANCE DE PASSEPORTS BLOQUES PAR L’ETAT ALGERIEN

Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU,

J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance une intervention auprès de l’Etat algérien, afin de lui rappeler son obligation d’application des textes de loi ratifiés par l’Algérie, afférents au droit à toute personne de circuler librement.

Il se trouve que ce n’est pas la première fois que le Gouvernement provisoire kabyle en exil, vous saisit de dépassements et d’atteintes aux droits fondamentaux de nos militants et sympathisants par le pouvoir algérien.

Cette fois, nous portons à votre connaissance, une autre pratique arbitraire, le blocage et la suspension des passeports tant de nos militants en Kabylie que ceux établis à l’étranger à travers les consulats algériens. Le pouvoir algérien qui use de son pouvoir répressif et discriminatoire à l’égard d’un peuple millénaire, pacifique, qui lutte pour sa survie, sait qu’en agissant ainsi, il les condamne à ne plus se rendre en Kabylie soit pour visiter leur famille, ou en cas de décès d’un membre de leur famille.

C’est la résurgence de pratiques qu’on croyait révolues, celles des systèmes nazis et dictatoriaux. Le pouvoir algérien mène une guerre psychologique concoctée dans ses services politiques et sécuritaires qui sévissent en Kabylie, ils épient et fournissent régulièrement des rapports sur les activités de nos militants.

Même si nos militants restent dignes et courageux, il n’en demeure pas moins que le but recherché par cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes, faute de proposer une solution politique, le pouvoir algérien met en place un système répressif qui consiste à nuire au Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie dont le but avoué est de tenter de contenir son expansion .

Pour certains de nos militants, leurs documents sont bloqués depuis plus d’une année et d’autres sur une durée allant de 3 à 4 mois, or le délai requis pour obtenir le passeport Algérien est de 20 jours sur l’ensemble du territoire Algérien y compris sur le sol Kabyle.

A cet effet, les témoignages écrits et oraux des militants, font clairement le lien entre leur activité politique et la discrimination dont ils font l’objet par l’Etat algérien, dont les pratiques anti démocratiques, d’une violence inqualifiable sont constamment exercées à leur égard par les services de répression.

« Je m’appelle Malek Benhamouche, depuis 2015, mon passeport a été bloqué par le consulat coloniale algérien assassin à Toulouse, après la levée du drapeau  kabyle à Toulouse et la création officielle de la section MAK ANAVAD dont je suis le président.

Cela ne fait que renforcer ma détermination et me donne d’avantage de conviction pour continuer le combat pour une Kabylie libre et indépendante ».

A propos de passeports confisqués par les administrations de l’Etat algérien, on dénombre pour l’instant plus d’une dizaine de militants, sans pour autant savoir s’il demeure encore des militants auxquels on a bloqué leurs passeports mais qui ne sortent pas de leur silence.

Nous portons à votre connaissance une liste non exhaustive des militants auxquels  l’Algérie qui se comporte comme un Etat colonial a confisqué leurs passeports, ainsi que les dates des  dépôts des dossiers :

– Akli Derdour : 18/12/2016
– Farid Djenadi : 30/11/2016
– Lazhar Bessadi : 30/10/2016
– Mouloud Hamrani : 07/06/2016
– Mouloud Belkhir : 11/12/2016
– Djaffar Hami : 11/10/2016
– Zahir Amayas : 01/06//2017
– Razik Zouaoui : 07/09/2017
– Youva Marzouk : 07/07/2017
– Rachid Kadi
– Kahina Mebarki
– ****** Salmi
– Tahar Amichi
– Malek Benhamouche

Monsieur Antonio Guterres,

Les militants qui subissent cette injustice, les kabyles qui sont chaque jour de plus en plus nombreux à relever la tête dignement. Ils se mobilisent chaque jour dans les villages pour les gérer avec leurs propres moyens humains, notamment grâce à la contribution financière de la diaspora kabyle qui elle aussi se mobilise régulièrement, lors de grandes manifestations.

Des kabyles, pour un grand nombre sont contraints depuis des années à l’exil, soit pour des raisons économiques, culturelles et aussi de répression politique. Ils font rayonner leur savoir-faire à travers plusieurs pays du monde, pour la plupart, ils caressent le rêve fou un jour prochain de rentrer en Kabylie indépendante, pour contribuer à son essor et à son développement pour le bien du peuple kabyle et aussi de l’Algérie.

Je suis sûre que l’homme de paix et de diplomatie que vous êtes ne ménagera aucun effort pour inciter l’Algérie à abandonner ces pratiques répressives et à délivrer les passeports dans les meilleurs délais.

Veuillez, Monsieur Guterres, agréer mes salutations les plus distinguées.

Exil, le 28/11/2017

Pour l’Anavad,
Madame Sakina At Sliman,
Ministre des Affaires juridiques et des Droits humains
Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad)

Copie à l’Ambassadeur des Etats-Unis en France
Au président de la République française
Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples
Cour européenne des Droits de l’homme
Cour pénale internationale

SIWEL 301750 Nov 17 UTC

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