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CHRONIQUE (SIWEL) — La Kabylie n’en finit plus de subir et de vivre dans cette haine violente. Enfermée et encerclée par l’armée Algérienne et sa soldatesque, le peuple Kabyle vit dans un territoire devenu une vaste caserne, une véritable prison à ciel ouvert.

De barrages en barrages, de contrôles en contrôles, de fouilles en fouilles, les Kabyles ne peuvent plus se déplacer et circuler librement en toute sécurité tant chaque geste peut valoir au kabyles une agression physique des plus violente ou une arrestation arbitraire suivie d’emprisonnement.

Comme si cela ne suffisait pas, c’est dans des espaces universitaires que les jeunes étudiants Kabyles subissent les violences.
Homme ou femme c’est la même règle, la même punition, c’est systématique, un véritable passage à tabac où nos enfants finissent à l’Hôpital avec de graves traumatismes physiques et psychologiques.

Le colon d’hier, grand blond aux yeux bleus, soucieux quand même des droits fondamentaux, qui ne s’attaquait point aux civils désarmés et à fortiori aux femmes, a cédé sa place au colon arabo islamique qui n’en a cure.
Les droits de l’homme et les droits fondamentaux, il ne connait pas, il connait plus les doigts sur la gâchette ou la matraque.

Certes l’agression violente dont a été victime mardi soir notre étudiante, a été commise par un agent de sécurité Kabyle, mais c’est là où le bât blesse et c’est cela qui nous interpelle à bien des égards.

Cette violence gratuite, indue, injustifiée et sadique, d’autant plus exercée contre des femmes, qui a déteint sur certains Kabyles, vient d’une culture de la violence initiée par le pouvoir colonial arabo islamique algérien, elle est étrangère à nos coutumes et à nos traditions.

Dressés comme des chiens, à la Pavlov, à la manière de ce qu’il apprend à sa soldatesque, certains kabyles deviennent les bourreaux de leur propre peuple à la grande satisfaction de leur maître-chien dresseur colonial arabo islamique.

A l’instar de toutes les dictatures, le pouvoir colonial algérien arabo islamique a instauré la violence en mode de gouvernance seule à même de lui permettre de garder le pouvoir.

Jusqu’à présent, l’agent de sécurité qui a commis ce forfait n’est aucunement convoqué, ni inquiété, peut-être a-t-il même été remercié pour son agression et muté dans un autre lieu de travail.

Arrogant et imbu de sa force, ce pouvoir colonial, non seulement garde un silence complice et approbateur mais ordonne à son serviteur recteur de cette université de convoquer la victime pour la passer devant un conseil de discipline pour avoir brandi le drapeau Kabyle objet de l’agression.

Le monde à l’envers, c’est cette version et vision algéro-arabico-islamique qui est opposée à la Kabylie occupée, trahie en premier par certains de ses enfants.

Les KDS ne peuvent ainsi continuer à servir d’appui politique et de « Tonton Macoute » au colon algéro-arabico-islamique qui violente les Kabyles et ce particulièrement dans ce que nous avons de plus sacré, nos FEMMES.

Un homme averti en vaut deux.

Menal At Qasi

SIWEL 122000 FEV 18

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