DE NOUVELLES BRIGADES POUR CONTRÔLER LES KABYLES

TIZI WEZZU (SIWEL) — Dans l’objectif de reconquérir les territoires de Kabylie, perdus depuis maintenant 20 ans, après avoir été chassés de force par les kabyles en 2001, suite à l’assassinat de Guermah Massinissa, dans la brigade coloniale de Ait Douala, avec une rafale de kalachinkov, les gendarmes, forces de répression et instrument de torture du pouvoir colonial, veulent de nouveau revenir et se redéployer sur les villages et villes du pays Kabyle afin de mieux contrôler et assujettir les populations, hostiles depuis des années à leur présence.

En effet, le commandant de la gendarmerie coloniale de Tizi Wezzu, le colonel Zaoui Mokrane a annoncé, dans une conférence organisée la semaine passée, que trois nouvelles brigades de gendarmerie seront mises en service au courant de cette année dans les communes d’Azazga, d’Akerrou et d’Ait Agouache et d’autres seront programmées à la construction dans les communes d’Ait Yahia Moussa, Oued Ksari, Boujima et Bouzegane. Toutefois, des citoyens comptent s’organiser et agir en défaveur de ces constructions inutiles, souvent programmées à proximité des maisons, dès que la situation le permet.

Ainsi, dans le cadre de la contestation de la construction d’une brigade à Ighil Tzibwa, village relevant de la commune de Bouzegane, les citoyens ont exprimé, leur refus de cette brigade et le choix de l’assiette destiné à cet effet, à travers, pour l’instant, les réseaux sociaux. Ils dénoncent le fait que cette brigade sera implantée sur une parcelle de terrain sise à l’entrée du village, à proximité des maisons et des agglomérations, raison pour laquelle les autorités ont renoncé à sa construction, en 2006. Un endroit qui était auparavant une CAPS pendant les années 70 puis rattaché à la SAP d’i3ezugen, au début des années 90. Les citoyens d’Ighil Tzibwa s’interrogent sur le fait que les autorités, à leur tête le chef de sous-préfecture, ont pris la décision d’y implanter une brigade dans une région qui contient de grands villages, à l’instar de Loudha G’Ighil, qui ne possède ni maison de jeunes, ni antenne de mairie, ni bureau de poste, ni service un service de contrôle médical, ni aucune autre infrastructure publique. La décision de construire une brigade de gendarmerie au lieu d’une antenne de sureté de sous-préfecture suscite l’inquiétude des villageois qui comptent agir sur le terrain après concertation. « Si ce ne sont pas des mosquées ce sont des brigades de gendarmerie qui sont construites en Kabylie voilà ce que ce système colonial fait pour nous endormir et nous mater ! » crie Hamid avec colère.

Youva Amazigh
SIWEL 082140 FEV 21

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