Chroniques

De la régression autonomiste à la symbolique du drapeau

CHRONIQUE (SIWEL) — À la fin de cette année, un deuxième référendum sur l’indépendance aura lieu en Catalogne.  Un premier avait été organisé, consacrant l’objectif d’indépendance, par plus de 80% des participants.
C’est dire que le sentiment populaire de liberté, dans le cadre d’un État souverain Catalan, est très fort.

Idem pour les Écossais : un autre référendum est programmé pour 2018, dans le prolongement politique d’une première consultation qui a flirté avec la majorité.
Dans les cas, à Edimbourg, comme à Barcelone, les peuples sont pressés de se défaire d’une tutelle jacobine, qui a pour double nom : Madrid et Londres.

Ces deux capitales des Etats-Nations, qui n’en sont pas, se réservent le droit constitutionnel d’autoriser ou non ces consultations et de condamner, le cas échéant, sa « violation »: de ce point de vue, Arthur Mas, l‘ancien président de la Catalogne, s’est retrouvé devant un tribunal madrilène. ..
Une décision ridicule qui dénote un état d’esprit très... colonial : la confrontation d’un texte de loi avec la volonté majoritaire du peuple Catalan, à vouloir se libérer d’une tutelle historique, dont l’action, depuis 4 siècles, a conduit à tuer la langue catalane et l’histoire d’un peuple.

En vérité, les leaders Catalans se sont fait piéger par le jeu des institutions espagnoles, dans le cadre des politiques autonomistes, accordées également – et en même temps – à d’autres régions d’Espagne, pour mieux …noyer le poisson !

Cependant, et tant mieux, la Catalogne n’est pas l’Andalousie.
Historiquement, sociologiquement,la société catalane, par la langue, a grandement évolué et veut divorcer.

Cette actualité nous éclaire sur la démarche des « autonomistes » Kabyles, convaincus que le pays Algérie serait « … en voie de régionalisation » et que, conséquemment, comme par magie maraboutique, la Kabylie serait « … un jour autonome » ! La vérité est que le pays Algérie ne sera jamais « regionalisé« : la décision, et non-magie-malgache, en fait le territoire jacobin depuis 1958. Et que dans cette voie sans issue, la Kabylie ne renaîtra jamais, à moins qu’elle soit déjà islamisée,arabisée et dépersonnalisée.

Que de temps perdu.
Le réveil kabyle est là, visible : un peuple, une terre, une langue, une histoire et un Drapeau, qui nous déterminera comme le ciel et la terre, les uns des autres.
La contrainte d’un peuple sans État souverain ne peut se prolonger, sans une esthétique historique, à caractère identitaire, qui a déjà mobilisé des milliers de Kabyles, chez eux et dans la diaspora.

Chacun est libre de ses choix, mais l’intelligence des faits, démontre que de nos jours, le concept de l’autonomie ne veut rien dire, sinon qu’il est synonyme d’une forme d’esclavage,vis-à-vis d’un voisin irréductible : un Catalan ne veut pas être espagnol, un Écossais n’est pas Anglais, un Kurde est différent d’un Turc, un Kabyle ne peut être algérien.
Ces différences ne se résument pas à des slogans, mais consolidés par la langue et l’histoire.
La Kabylie ne survivra qu’à travers son indéepndance. Elle ressuscitera par la qualité humaine de ses habitants, et non par les ressources maudites du voisin, nommées déjà par ceux et celles, autonomistes ou régionalistes...

Le leurre du « penser national« , défectueux, est accompagné par ceux qui estiment que toutes les « initiatives » sont bonnes à prendre,parce que la « démocratie  » doit s’exprimer.

Oui ! Dans le cadre d’une Kabylie indépendante et encadrée par des institutions légales et conçues pour répartir horizontalement les centres de décision.
Les conditions historiques d’aujourd’hui s’opposent à cette conduite, qui ne peut être assimilée qu’à une manipulation de plus.
Le train souverainiste, qui est déjà parti, n’avait pas besoin de la réfection de la gare, tant que les rails sont bien solides… Et il est conduit par le MAK-Anavad et son président, Ferhat Mehenni.

Alors, toute cette Musique autonomiste n’est qu’une Régression, au moment où la symbolique du Drapeau Kabyle a traversé les continents: d’Asie en Amérique latine et du Nord, il a été brandi, haut le vent !

Mas Atcheba
SIWEL 211949 Mar 17

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